Jeudi confession

Cette semaine, j’ai hésité avant de faire cette confession.  Par peur du jugement peut-être.  Parce qu’après avoir lu des discussions sur le sujet, j’ai vu que j’étais probablement dans la minorité et qu’on serait peut-être pas loin de me traiter de mère indigne, dans le vrai sens du terme.  Mais bon, je me dis dans la vie faut assumer ses choix, alors je le fais.

Je me confesse : je laisse mes enfants jouer dehors tous seuls.  Sans adultes.  Parce qu’à la gang d’enfants qu’il y a dans le voisinage – ou juste dans ma maison – ils ne sont jamais vraiment seuls. Et non, ma cour n’est pas clotûrée.

Pour les parents qui habitent dans ma campagne, ça semble sûrement anodin, après tout je vois plein, plein d’enfants dehors seuls, sans que personne ne s’en étonne.  Pour d’autres ça semble sûrement irresponsable, je le sais, j’ai lu les commentaires sur un article parlant de deux enfants qui allaient seuls au parc. Mais dans notre situation, ça me semble raisonnable. J’ai envie de faire confiance à mes enfants, de leur laisser cette liberté là, qu’ils jouent dehors comme moi je l’ai fait. Et contrairement à ce qu’on peut croire, y’a pas plus d’enlèvements que dans »notre temps », c’est même l’inverse.

Bien oui, souvent moi aussi je suis dehors (parce que tsé, j’aime bien pouvoir me sauver des tâches ménagères), mais y’a aussi des moments où je suis dans la maison et je vis bien avec ça.

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10570260_10152141757412820_8554052446021125878_nCette semaine, je me confesse : je suis faible.  Je suis trop souvent incapable de résister aux yeux doux et aux supplications de mes enfants.

C’est la fête de Punky qui approche.  Punky est, depuis toujours, une grande amoureuse des animaux.  L’an dernier pour sa fête elle m’a demandé une écurie.  (On a fait un deal : je l’ai inscrite à l’équitation. )

Cette année, avec ses petits yeux doux, elle a demandé « un chien ou un chat, s’il te plait Maman d’amour que j’aime plus que tout au monde« .

J’ai toujours dit que je n’aurais pas d’animaux qui demandent d’entretien avant que Fiston soit à l’école, question de laisser tout ce beau monde vieillir un peu … et qu’ils soient capable de s’occuper de l’animal en question.  Et quand je parle d’animal je parle d’un chien, parce que je ne suis pas type chat.

Mais je suis réaliste, avoir un chien, c’est pas le bon moment.  J’ai besoin que les enfants soient plus vieux et qu’ils ne se roulent pas dans le gazon là où le chien fait ses besoins tsé.  Pis qu’ils aillent prendre des marches.  Pis qu’ils ramassent derrière le chien.

Et un chat.  Ben j’ai toujours dit que je n’aurais pas de chat.   J’aime pas vraiment les chats (ne me garrochez pas de roches!).  Sauf que.   Les yeux de ma fille.  Son amour excessif des animaux.  Et être prête à faire bien des sacrifices pour la rendre heureuse.   Faque j’ai négocié avec Chéri :  On achète un chat mais tu changes la litière.  Parce que mon chum est encore plus faible que moi quand il s’agit de faire plaisir aux enfants.  Et il est type chat.  Alors pas de litière à m’occuper et je suis certaine la plus heureuse des fillettes lorsqu’elle l’apprendra à son anniversaire :  je suis peut-être faible, mais je suis certaine que j’y gagne au change.

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Jeudi confession

Le projet Moi mes enfants est un clin d’oeil à la mère parfaite que j’étais avant d’avoir des enfants, mais aussi à tous mes grands principes qui ont pris le bord au fil des années.  Parce que si parfois on arrive à respecter nos grands idéaux, il se peut qu’ils soient mis de côté plus les enfants sont nombreux.

Je me rappelle de  m’être dit que jamais je n’allais partir en voyage sans mes enfants.  Pour moi, les vacances c’était avec eux ou pas du tout.  Après tout, je n’avais pas eu des enfants pour les faire garder pendant que je me prélaissais.

La vie étant ce qu’elle esst elle s’est chargée de me faire ravaler mes paroles.  Chéri étant l’heureux gagnant d’un voyage avec le travail j’allais partir sans ma progéniture, mon budget ne me permettant pas de payer 4 billets d’avion supplémentaires en plus d’une chambre d’hôtel.

Et je me confesse :   c’est pas mal le bonheur.  Pas que je n’aime pas mes enfants.  Pas que je n’aimerais pas passer du temps avec eux.  Mais faut dire les vraies choses :  des fois, un break ça fait du bien.  Vraiment du bien.

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Dans quelques jours, je serai en avion, seule avec Chéri.   La culpabilité qui me ronge à l’idée de partir sans mes enfants, a rapidement été chassée par leur joie à l’idée de passer une semaine avec leurs grands-mères.   Au programme : abus de télévision, de jeux vidéos et de cochonneries.   C’est des vacances pour les enfants aussi.

Mais je me confesse, il reste une petite part de stress pour cette semaine en mon absence.   Je fais confiance à ma mère pour pas mal tout, elle nous a élevé moi, mon frère et ma soeur.  Quoique j’ai fini par étudier en philo et écrire des niaiseries sur internet, je devrais peut-être m’inquièter hé! hé!   Sans blague, pas de soucis pour les devoirs, les repas, les histoires avant le dodo, les jeux à l’extérieur et tout le reste.  Ou presque.   Ma principale inquiétude :  l’allure de mes enfants.  Si on regarde des photos d’enfance de mon chum on peut voir que la mode était pas le point de fort de sa mère.  Si on regarde des photos de mon enfance on peut constater par ma coupe de cheveux « bol » que la coiffure était pas le point fort de la mienne.  Et si on regarde des photos de mes enfants qui s’habillent/se coiffent seuls, on peut s’appercevoir qu’ils sont assez, euh, excentriques.  Alors si vous croisez mes enfants la semaine prochaine, vêtus et peignés n’importe comment, ne me jugez pas, c’est pas de ma faute!

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Ahhhh le printemps.  Le retour du beau temps, des températures plus clémentes.   Les oiseaux qui chantent.  Les bourgeons qui poussent.   Le printemps.  Je me confesse, depuis que j’ai des enfants, surtout 4, je … déteste le printemps.   Ok.  Pas le printemps à proprement parler, mais disons ces deux ou 3 semaines d’incertitude.

 

Bon, selon l’endroit où vous habitez, le calvaire est peut-être plus ou moins long, mais ici, dans ma campagne, c’est pénible.   Premièrement, on a besoin d’avoir l’habit de neige le matin et l’habit de printemps l’après-midi.   Les bottes d’hiver le matin, les bottes de printemps l’après-midi.  Multipliez le tout par 4 enfants, ça donne un garde-robe d’entrée qui déborde.   Ajoutez à ça 23 paires de mitaines.  Parce que ça fond.  Ça mouille.  Tout.   Après 5 minutes dehors, les mitaines peuvent être tordues.   Et chaque jour, ma salle de bain se transforme en salle de séchage de linge détrempé.

Ah, et est-ce que j’ai mentionné la bouette.  Partout.  Sur tout.   Que mes enfants entrent dans la maison.

Oh, et la complainte qui revient chaque jour « Oui, mais maman, mes amis eux ne mettent plus de tuque.  Pis pas de pantalons de nylon. En fait ils ont déjà sorti leurs shorts. »  (J’exagère à peine)

 

J’aime le printemps … une fois que la neige est fondue.  Et parti comme c’est là, je vais devoir prendre mon mal en patience encore un petit bout.

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J’ai écrit, sur le blogue de Moi mes enfants, à propos du fait de devenir parent et de passer son temps à parler de ses enfants.  Je me rappelle, lorsque je n’avais que ma grande et que je m’extasiais devant le fait qu’elle fasse pipi dans le pot (heille, faites pas semblant, je sais que vous autres aussi vous avez déjà été énervés pour quelques petites gouttes ailleurs que dans la couche!) un ami avait rigolé et m’avait dit que c’était parce que c’était ma première et que pour les premiers on a l’excitation un peu plus facile.

Aujourd’hui, je me confesse, je voudrais dire à cet ami : ben pas moi.   Même au quatrième je me suis énervée lorsque j’ai dit adieu aux couches (pour toujours!), j’ai eu les larmes aux yeux pour ses premiers « maman« , j’ai pris autant de photos de lui que de Zucchini, et je m’émerveille chaque jour devant sa capacité à faire des casse-têtes de plein de morceaux en quelques minutes.   Je suis une mère gaga, du premier au dernier.  (Et j’ai un disque dur plein de photos!)

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10156103_10151915433847820_1576272407_nAvec la job de parent, vient peu à peu la capacité d’ignorer les affaires qui auparavant nous levaient le coeur.    Interrompre son repas en plein milieu pour changer une couche débordante et continuer ensuite de manger son souper sans broncher tout de suite après :  pas de problèmes.  Ramasser un dégât de vomi dans un siège d’auto sans sourciller (mais non sans sacrer!) :  yep.   Essuyer de la morve à en plus finir :  mon quotidien.    Toutes ces choses qui, jadis, me semblaient franchement dégoûtantes sont aujourd’hui juste des affaires plates.

Mais, y’a toujours un mais, faut que je me confesse, y’a une affaire qui me répugne.   Les dents.   Vous savez la dent qui branle indéfiniment, qui ne tient que par un fil et que l’enfant refuse d’arracher :  yark.   Pire, cette semaine, au souper, il a fallu que j’aille récupèrer une dent sangignolante, fraichement tombée, dans la bouche de ma fille, paniquée parce qu’elle était terrorisée à l’idée de l’avaler.   Ça, c’est dégueulasse.

Pis comme si c’était pas assez, faut que je me faufile dans la chambre le soir venu pour la récupèrer et laisser ma fortune en échange.   Pis j’oublie souvent.  Alors ma fille se promène toute la journée avec sa dent tombée.  Je pense inventer une histoire de fée des dents qui ramasse les dents dans les poubelles et laisse l’argent sur le comptoir de la cuisine, question de souffrir un peu moins.

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Je sais pas trop quand c’est arrivé, mais je me confesse :  je suis devenue une matante.  Pourtant, je m’étais promis de rester jeune de coeur, de jamais devenir un adulte plate pis toute la patente.  Bon, ok, je suis encore capable d’aller glisser avec les enfants sur notre super butte, de jouer à des jeux vidéos ( pssst, si vous voulez me faire plaisir, venez jouer à Trivia crack avec moi.  Adieu Candy Crush, j’ai trouvé de quoi de pas mal plus le fun pour procrastiner sur le ménage! ) , de danser en bobette dans mon salon pis toute.  Sauf que avant Noël alors que je faisais ma liste de cadeau, ça m’a frappé : je. suis. une. matante.    À temps partiel mettons.

Mon chum riait bien de moi quand je lui ai dit que je voulais que le père-Noël m’apporte … une couverte chauffante.   Dans le genre mémé, on fait pas mieux.

J’ai eu ma fameuse couverte.   Je l’aime.  D’amour.   Je suis matante, pis je l’assume.  Et avec les températures des derniers jours, je suis pas mal contente de l’être.

Et Chéri, qui riait tant de moi, est un peu jaloux.  Même beaucoup.   Parce que ma couverte, le soir, quand t’as les pieds gelés, c’est pas mal le top.   Rira bien qui rira le dernier.

Faque l’an prochain, pour Noël, j’en veux une plus grande, parce qu’à 6 sous ma p’tite couverte, on commence à avoir un peu trop chaud.

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L’an dernier, je me suis confessée :  j’ai cédé à la folie des lutins.  Ben oui.

Cette année j’ai fait pire.

L’an dernier, à l’école, y’a une fillette qui avait un lutin géant.  Ses parents avaient probablement attendu à la dernière minute pour s’en procurer un et c’est tout ce qu’il restait.  C’est la seule explication logique à payer beaucoup trop cher pour une genre de poupée.

Jusqu’à ce que je vois les yeux d’envie de Punky.   J’ai compris ce qui avait motivé les parents en question.  Mais je n’avais toujours pas 100$ pour un lutin.

Cette année, des lutins y’en a partout, pas besoin de faire le tour de la ville pour en trouver un à la dernière minute.  Ce qui veut dire pas de surenchère.  Au contraire.

Faque j’ai vu un lutin géant au magasin du coin.  Et je me confesse : je l’ai acheté, juste pour voir la face de mes filles.   Et ça valait la peine.  On a des enfants qui ont eu une réaction qui aurait méritée d’être filmée.

Oui, je suis passée de j’aurai jamais de lutins à on est propriétaire d’un lutin géant.   Ouin.

 

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Ça vous arrive vous de voir un produit pour enfant et vous dire :  Heille, c’est quoi le rapport, jamais je vais acheter ça!  ?   Moi oui.   Trop souvent.  Genre le Ipotty .   Quel enfant a besoin de ça?  En tout cas pas les miens, j’ai pas de Ipad tsé.

Dans ma vision critique des gugusses qu’on essaie de nous vendre pauvres parents, je me rappelle être aller acheter des brosses à dents et devant l’étalage me dire  Pfttt, des brosses à dents de bonhommes animés, ça ne rentrera pas chez nous certain.   Ok, vous pouvez rire.   Mes enfants ont eu des brosses à dents de princesses, de Yoda, de Spiderman, de fées et j’en passe.   Mais je me rappelle aussi avoir vu des brosses à dents musicales.   Wo.  Qui est-ce qui est prêt à payer pour une brosse à dents qui fait de la musique?  T’as juste à mettre la radio ça va faire pareil tsé.

Parents que j’ai dûrement jugé je m’excuse.  Je me confesse :  j’ai acheté des brosses à dents qui font de la musique.  (Déculpabilisation 101  :  je les ai prises au Dollarama, donc pas payé trop cher.  Quand même.)    Pire :  C’est un de mes achats préfèrés.   Y’a plus personne qui chiale pour se brosser les dents.  Tout le monde prend son temps.   Et en prime c’est cute de les voir danser dans une cacophonie musicale (parce que oui, ils ont tous une chanson différente).

La prochaine, avant de juger, je vais me rappeler qu’il ne faut jamais dire jamais.

 

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