Jeudi confession

Si vous êtes parents, vous avez sans doute déjà dû subir les plaintes interminables de vos p’tits à propos de la p’tite grafigne qu’ils ont sur le bras.  Visible seulement à l’aide d’un microscope super puissant.   Histoire vraie :  ma fille n’a pas vraiment pleuré lorsqu’elle s’est cassé le coude.   Par contre, si sa soeur l’effleure en passant à côté d’elle le matin, je suis pas mal certaine que les voisins doivent songer à téléphoner au 911 pour rapporter des cris de détresse.

Moi, je trippe pas tant à me faire pleurer dans les oreilles par un enfant qui pense que son éraflure minuscule mérite un transport en ambulance. Faque, je me confesse, j’achète la paix.  Ou plutôt j’achète des plasters.  La fille qui capote quand il y a une vente de pansements au Jean Coutu, c’est moi!  J’en ai plein.  De pleins de couleurs.  Avec des p’tits bonhommes.  Des fleurs.  D’autres cossins du genre.  J’ai un tiroir de ma salle de bain consacré uniquement aux band-aid. 

Pis si mes enfants se font mal, ils ont le droit de se mettre un pansement.  Même deux s’ils arrête de torturer mes tympans.  C’est comme un buffet, mais pour les bobos.  Même les bobos imaginaires.  Parce que, faisons le calcul :  une boite de plasters en liquidation à la pharmacie ça coûte 2$.  Y’en a 20 dans la boite.  Ça fait 10 sous pour que ma progéniture cesse de s’époumoner comme sa vie en dépendait.  Faque, servez vous les p’tits.  Je leur laisse même se mettre des band-aid de Star Wars dans le front si ça leur fait plaisir.  Parce que, 10 sous, pour pouvoir continuer de lire tranquille dans mon divan, c’est pas cher payé.

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Jeudi confession

Chez nous, dans le sous-sol, il y a une salle de jeux.  Et la plupart du temps j’essaie d’oublier son existence.  Mais une fois de temps à autre, je descends dans le sous-sol pour aller chercher quelque chose et là je marche sur un Playmobil, je m’enfarge dans un livre et je trouve un morceau du jeu de Monopoly que je cherchais depuis 4 mois.  Et là je me dis qu’il faudrait que je m’arrange pour que les p’tits fasse le ménage.

Et si vous avez des enfants comme les miens, leur demander de ranger revient à leur demander de jouer avec tout ce qui traine sans rien remettre à sa place.

Faque, j’utilise mes tactiques de mère d’expérience pour les motiver.  Promesse d’écouter un film en échange d’une salle de jeu où on voit le plancher.  Permission d’inviter des amis pour remettre la salle de jeu en désordre . Ce genre de chose.

Mais des fois, je me confesse, j’utilise des tactiques un peu plus … douteuses.  Comme cette fois où je suis descendue au sous-sol pour me rendre compte que mes p’tits avaient sorti des jouets au lieu de les ranger.  Faque je me suis assise dans les marches en leur disant que je faisais la grève de faire le souper tant que la salle de jeu n’était pas rangée.  Ok. Mon souper était dans le four pis ils ne le savaient pas, mais c’est un détail.  Vous n’avez jamais vu ma progéniture ranger aussi efficacement.  Bon, ils ont compris le subterfuge quand l’odeur m’a trahïe, mais reste que la salle de jeux a été propre dans un temps record.

Je sais, je sais, c’est pas fin, mais c’est quand même un peu drôle.

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Jeudi confession

Si vous fréquentez des groupes de parents Facebook ou autre déclancheurs d’urticaire du genre, vous le savez, les parents sur les zinternets ils sont parfaits.  Leur progéniture ne joue qu’avec des jouets en bois, éducatifs.  Ils ont les enfants les plus polis et les plus intelligents.  Leur maison est toujours impeccable.  Les devoirs sont faits sans que personne ne rouspète.  Les lunchs -équilibrés – sont préparés dans la joie et l’allégresse par les p’tits eux-mêmes, sans que les parents aient besoin de menacer de couper le wifi.

Dans la réalité, c’est de même juste quand ils l’écrivent sur les zinternet.  Je le sais.  Vous le savez probablement aussi.  Pis eux ils le savent.  Mais tsé les apparences…   Je digresse.

Donc, je disais, les parents-parfaits-des-zinternet ils sont incroyables.  Et pour que leurs p’tits commencent la journée du bon pied, ils leurs concoctent des déjeuners incroyables.  Gruau-avec-2143-graines-sans-aucun-sucre-cuit-toute-la-nuit servi avec des fruits fraichement cueilli et taillés en formes ludiques pour le grand plaisir de tous.

Moi, chez nous, je me confesse, c’est pas ça.   Vous savez les céréales que les parents-parfaits-des-zinternets pointent du doigt en disant que J.A.M.A.I.S. ça ne rentrait dans leur maison (bien rangée) parce que c’est l’équivalent de donner 34254 cuillères de sucre à ton p’tit avant de l’envoyer apprendre (dans une école-avec-5435-projets-éducatifs-hors-du-communs-pour-petits-génies)?  Ben moi, j’en achète pis je leur en donne.  Oui, oui.  Ça m’arrive de leur offrir des céréales colorées avec un toucan sur la boite même si c’est pas la meilleure affaire du monde.  Parce que les matins d’école chez nous, ça ressemble parfois (souvent?) à une course avec 325543 obstacles (un enfant qui refuse de se lever.  un enfant qui a oublié qu’il devait apporter un objet spécial pour une présentation. un enfant qui se couche en boule sous une couverte sur le divan après que t’aille passer 32 minutes à le convaincre de se lever.  un enfant qui a oublié sa boite à lunch à l’école la veille.  un enfant qui n’a pas fait sèché ses mitaines le soir précédant.  un enfant qui trouve que sa soeur est trop proche de lui.  un enfant qui ne veut rien manger parce qu’il n’y a R.I.E.N. pour déjeuner chez vous (rien étant 21343 options. mais aucune qui ne l’intéresse).  F

Faque si je peux alléger mes matins en leur offrant un déjeuner un peu sucré une fois de temps en temps, je ne me sens pas coupable pantoute, quoi qu’en pensent les parents parfaits des z’internets.  Le toucan, des fois, il me permet un matin un peu plus relax et je m’assure de ne pas leur donner trop de sucre ailleurs dans la journée – en gardant tout le chocolat de la maison pour moi toute seule tsé.

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Lorsque je suis allée à la rencontre parents/prof pour mon fils, sa prof m’a dit qu’il était adorable (évidemment!) et qu’il ne parlait pratiquement jamais.  Tsé, c’est le genre de p’tit gars qui fait un sourire timide lorsque quelqu’un lui adresse la parole.  Puis qui se cache pour ne pas répondre.

Mais à la maison, c’est une autre histoire.  Même que des fois, je me confesse, je songe à m’acheter des bouchons ou à emprunter les coquilles anti-bruit de ma fille.  Je pense que mon fils garde tous les mots qu’il a à prononcer pour lorsque je suis à ses cotés.  Ce qui veut dire qu’il n’arrête jamais de parler.  Ni pendant les devoirs de ses soeurs.  Ni pendant le souper.  Ni quand je fais pipi.  (Oui, il vient me jaser ça au travers de la porte!).  Ni quand je suis au téléphone. Ni quand on écoute le hockey.   J.A.M.A.I.S.

Je me rappelle avoir eu tellement hâte qu’il parle.  Be careful what you wish for qu’ils disent.  Maintenant je me surprends à lui dire qu’on pourrait prendre une p’tite pause de silence.

Une chance qu’il est mignon!

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Avec mes enfants, j’aspire à leur apprendre à être de bonnes personnes, à avoir de l’empathie pour les autres.  Je veux que mes enfants voient le bon côté des gens, même quand c’est pas toujours facile – voire impossible.  J’essaie de leur faire réfléchir aux raisons qui peuvent pousser un ami à être moins gentil pis toute la patente.  Pis je pense que ça marche.  J’ai vu mes enfants écrire des p’tits mots d’encouragements à des camarades de classe, aller consoler un p’tit gars qui avait été puni, offrir des explications pour le comportement plus ou moins acceptable d’une connaissance pis tout le reste.

La semaine dernière, mon fils est revenu de l’école bien tristounet parce qu’un ami avait mangé la collation spéciale qu’il avait eu le droit d’apporter en classe.  Les freaking rolo qu’il me réclamait depuis longtemps.  Et il m’a dit que peut-être que celui qui les avait pris l’avait fait parce qu’il avait vraiment faim.  P’tit coeur.

Moi, je me confesse, quand on fait des trucs de même à mes enfants, mes pensées sont loin d’être aussi pures que celles de ma progéniture.  Je peux leur enseigner la compassion pis toute la patente, mais dans les faits, quand on fait de la peine à mes p’tits j’en ai pas ben, ben.  Voire même pantoute.  Pis des fois j’ai même des idées pas ben ben fines.

Je ne le dirai pas à mes enfants, je vais continuer de leur enseigner la gentillesse pis toute, mais ça ne m’empêchera pas d’avoir envie de faire une grimace au p’tit pas fin.  Tsé.

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Une des joies(!) de la parentalité moderne, c’est de gérer les écrans.  On se culpabilise de se servir de la télé comme gardienne le temps de finir le souper.  On se demande si on a choisi des applications assez éducatives sur le Ipad.  On réfléchit à savoir quel contrôle parental on devrait installer.   Pis tout le reste.

Pis dans tout le reste, y’a la fois que ta progéniture qui est maintenant assez grande pour communiquer relativement bien par écrit te demande pour avoir un courriel, un compte Facebook, une chaîne YouTube pis 3 ou 4 autres affaires sur lesquelles tu perds un peu de sommeil.

Oui, mais maman, tous mes amis se parlent sur messenger.

Moi, j’ai fini par flancher.  Après avoir eu des discussions, avoir fait de la prévention et mit des règles.   Dont celle que pour le moment je devais avoir les mots de passe pour pouvoir jeter un oeil sur ce qui se passait. Parce qu’on pense toujours avoir fait le tour de toutes les situations possibles, il reste toujours quelque chose auquel on a pas pensé.

Alors, de temps à autre je jette un coup de oeil.  Pis je me confesse, même si le but de la chose est de vérifier que ma grande ne soit pas victime d’une arnaque, ne décide pas d’intimider quelqu’un (parce que nos p’tits chérubins sont parfois autre chose que des victimes) ou quelque chose du genre, l’affaire qui m’a donné de l’urticaire c’est les chaînes de lettres pis l’écriture SMS.  La fois où j’ai reçu un texto qui disait quelque chose comme « Maman c tu où est mon chandail » je me suis dit que j’allais mettre deux autres règles à l’utilisation des écrans chez nous :  Tu m’écris comme il faut pis tu ne fais pas suivre une affaire qui te demande quel pourcentage d’amis on est.

Parentalité moderne.  Mais pas si différente.  Ma mère corrigeait les p’tits mots qu’on laissait sur le comptoir, moi je corrige des courriels.

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Pour plus ou moins les 12 dernières années la vision d’un p’tit bébé tout neuf me faisait travailler les ovaires.  Je sais, je sais, j’ai quand même 4 p’tits mais reste que j’en aurais volontiers pris 1, 2 ou 3 de plus.  Bon, c’est pas vraiment rationnel pis toute, mais c’est ça.

Puis, les fêtes sont arrivés et il y a eu toutes les visites dans les familles et toute la patente.  Pis des p’tits bébés à câliner.   Et là, les p’tits nouveaux-nés me font pu rien pantoute. Nada. Même que je me confesse, c’est plutôt le contraire. Je le redonne avec plaisir aux parents pis je me félicite de ne plus avoir à changer de couches, de pouvoir dormir jusqu’à 10 heures le matin (bon en théorie, parce que je me réveille ben avant mes enfants qui se prennent pour des ados et dorment jusqu’à ben tard), et de pouvoir partir de la maison sans emporter 4324542 affaires essentielles.

Moi qui pensait que je devrais attendre ma ménopause pour que l’envie me passe, faut croire que tout ce que ça prennait c’était assez de chicanes de fratrie pis des roulements de yeux de préados.

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Chaque année, mes enfants reçoivent un cadeau commun du Père-Noël.  On a eu la cuisinette, la maison de poupée, les Brik-à-blok et j’en oublie.  En vieillissant, ça devient plus difficile de trouver un cadeau qui fera l’affaire de tous – et des parents.  Une préado de 12 ans et un p’tit gars de 5 ans n’ont pas tant des goûts compatibles.

Faque cette année, j’ai décidé de faire un plus gros cadeau commun.  Une console – la nôtre datait d’avant la naissance de la plus vieille! – une Nintendo Switch.

Mes enfants étaient surexcités, ils ne s’y attendaient pas du tout, ils n’avaient même jamais demandé ça.  Et faut que je me confesse, je me suis servie du cadeau de Noël des p’tits pour … me faire un cadeau à moi.  Bon, j’ai dit que c’était pour les p’tits mais dans les faits je voulais jouer à Zelda.

Faque après quelques tounes de Just Dance en famille, j’envoie la gang au lit pis je me couche un peu trop tard pour retomber en enfance.  Merci à ma progéniture de me donner l’excuse qu’il me fallait pour me gâter un peu !

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Avec les enfants, le temps des fêtes c’est plaisant : choisir les cadeaux, les décorations, les calendriers de l’avent, les enfants en pyjamas pareils, cuisiner trop de desserts pis tout le reste. Mes enfants trippent et moi j’adore voir les étoiles dans leurs yeux … jusqu’au 26 décembre.

Voyez vous, autant avant Noël je peux chanter le p’tit renne au nez rouge à tue-tête en décorant des bonhommes de pain d’épices, autant le 26 décembre c’est fini.  Niet.   Je me confesse, mon sapin est déjà défait.  Chez nous, la magie des fêtes ça prend fin avec le Boxing Day.  Pis je cuisine des desserts en chantant des chansons-de-pas-Noël à tue-tête.

Ça ne change pas grand chose sauf que j’ai plus de place dans mon salon et pas besoin de chasser les chats qui grimpent dans le sapin.

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Jeudi confession

Demain, ça sera le dernier cadran pour deux semaines.  Les vacances de Noël.  Enfin.  Et là, je sais, je devrais rêver de réunions de famille, de grandes tablées, d’échange de cadeaux pis toute.

Je me confesse, j’ai vraiment hâte aux vacances de Noël mais pas pour les raisons ci haut.  J’ai hâte au congé de devoirs.  De ne plus avoir à faire des lunchs.  De me lever ben tard.  De passer la journée en pyjama.  De ne pas courir les cours de musique de l’une et le hockey de l’autre.  C’est pas le réveillon qui me tente le plus, c’est de faire rien pantoute.  Je ne planifie aucune activité. Rien du tout.  Pis j’ai bien l’intention d’en profiter, parce que ça c’est un vrai congé.

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