Humiler sa mère, en chantant un petit air!

1Si vous avez des enfants qui sont en âge de parler, vous le savez, la maternité est composée d’une bonne dose d’humiliation.  Quoi de plus charmant qu’un enfant que vous trainez avec vous dans une cabine de toilette publique et qui s’exclame avec toute la discretion dont il est capable « MAMAN est-ce que tu fais CACA.  oui, CACA. »

Puis, on se dit, avec l’âge ça va passer.  Spoiler alert :  ça ne passe pas.

Je fais des commissions avec ma Miss Dragon.  Et comme à son habitude, elle parle, parle, parle.  Chante.  Parle.  Chante.   Bon, je suis honnête, je ne porte pas toujours attention à ce qu’elle dit, parce que 4 enfants qui parlent de Pokémon pis autres trucs du genre ça vous apprend à filtrer.

Alors je suis en train de choisir des bananes assez petites pour les faires entrer dans la valise à banane de ma fille (oui, une valise à bananes.) et je l’entend chantonner derrière moi.  Puis bon, elle y met bien du coeur.  Je m’approche puis je réalise ce qu’elle chante.  Avec beaucoup, beaucoup d’entrain.

« Pussy, pussy, pussy, pussy, pussy, FEU!  Pussy, pussy, pussy, pussy, pussy, FEU! »

Ok.  Après deux « refrains » je suis certaine de ne pas être victime d’une hallucination auditive pis ma face reflète bien ma stupéfaction.  Mais de quessé que c’est ça.  L’influence de Donald Trump ou de je ne sais quoi.

– Heu, ma chouette, c’est quoi cette chanson là?
– Ben, c’est une chanson que j’ai inventé.  Tsé mon Pokémon à l’école, celui qui est sur mon casier, son nom c’est Poussifeu.  Faque je lui ai fait une chanson.

– C’est super.  Mais qu’est-ce que tu penses si on garde cette chanson là pour la maison. Je ne voudrais pas que quelqu’un nous la vole, tsé.

Pis j’ai pris mes bananes, je me suis cachée dans mon manteau pis je me suis dépêchée à aller me cacher dans une rangée éloignée.

Alors mes excuses à tous les gens du Costco qui ont eu droit à ce superbe hit, à l’avenir on le garde pour chez nous!

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Humilier sa mère entre deux nettoyages dentaire

Aller chez le dentiste reste pour mes enfants une activité vraiment l’fun.  Peut-être à cause du coffre à surprises dans lequel ils peuvent piger à la fin du nettoyage.  Ou encore de la petite salle de jeux qui a des livres et quelques bonhommes de plastique qui amusent ma progéniture en attendant l’appel de l’hygiéniste.

Pendant que mes enfants s’amusent, moi je lis tranquillement, chose qui n’arrive pratiquement jamais à la maison, alors moi aussi j’aime aller chez le dentiste.

Jusqu’à ce que Junior constate que sous l’étagère il y a un espace parfait pour lui pour se coucher.

Sauf que Junior lui, prononce certains mots différement.  Comme le mot coucher.

Alors, dans la salle d’attente bondée de monde, Fiston, fier de sa découverte, s’exclame de sa voix d’humiliation (vous savez celle qu’on entend jusque l’autre côté de la rue. Avec des bouchons.) Regarde Maman, je me touche!

Me couche, Junior, me couche.

 

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Humilier sa mère, même dans ses fonctions urinaires

 

Les toilettes publiques sont, pour mes enfants, un lieu de prédilection pour l’humiliation parentale. Et grâce à vos commentaires à la suite de mon autre billet, je sais qu’ils ne sont pas les seules. Apparement, les fonctions corporelles sont une grande source d’amusement pour les petits.

Fait à noter, les enfants, plus il y a d’oreilles à proximité, plus ils parlent fort. Plus c’est quelque chose de personnel, plus leur voix portera.  C’est comme ça.

Donc, lorsque nous sommes allés au cinéma pour la fête de Miss Dragon, pendant les vacances de la construction, les salles de bain étaient pleines à craquer. Place parfaite pour humilier sa mère.

Fiston, dans la cabine avec moi commence par annoncer trop fort:  « Faut que je fasse caca. » Bon, ça va j’ai l’habitude. Après plusieurs commentaire sur ses fonctions intestinales et la forme expulsée, Fiston me laisse la place. Continue à jaser, moi je continue de l’empêcher de toucher à tout.

Bon, ma visite aux toilettes est un peu plus longue qu’habituellement parce que c’est ce temps du mois. Mais je finis, par finir, je tire la chasse et fiston se retourne à ce moment là pour regarder le contenu.

Et s’exclame de sa voix la moins discrète possible en empruntant les expressions de ses soeurs :  Maman, c’est MA.LA.DE. il y a du ketchup dans la toillette!   Cette fois ci, j’ai même entendu les rires au travers la porte.

Mon fils, maintenant humiliateur niveau 2.

 

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Humilier sa mère, tout le monde est capable même le petit frère.

En fait d’humiliation parentale, mes enfants sont des champions. Pas mal certaine qu’ils gagneraient la première place si un concours existait. Jusqu’à récemment, c’était surtout à mes filles que je devais mon teint écarlate en public. Mais Fiston, ne voulant pas être en reste, s’est mis à parler plus clairement et me fait mainteant la joie de ses commentaires lancés d’une voix portante juste au moment où je vais pouvoir me sentir (un peu) mal à l’aise.

Comme cette semaine, on devait faire des commissions et Junior s’était endormi dans la voiture. Si vous avez des enfants vous savez que c’est probablement moins risqué de chatouiller un grizzly en furie que de réveiller un enfant qui dort pour le trainer dans un magasin.

Mais si en plus vous essayez de l’ammener à la salle de bain, trainant 3 autres enfants derrière vous, c’est risqué.  Et ça donne la situation suivante. Vous, qui faites la file parce que comme d’habitude les toilettes des femmes sont la place la plus achanlandée de tout le magasin.  Quand vos 3 filles ont finalement fait pipi c’est à votre tour d’entrer dans une cabine avec un p’tit gars qui répète « Non, je veux pas faire pipiiiiiiiiiiiiiii » sur un ton plaignard.  Stratégique vous lui dites que vous allez faire pipi avant lui bon. Avec son esprit de compétition, il se dépèche à y aller avant vous.  Fière de vous, vous vous dites qu’avec l’expérience c’est vraiment plus facile la maternité.

Erreur! Parce que chaque fois qu’on se pense bon, le karma nous le remet en pleine face.  Alors c’est en voulant me dépècher parce que mes filles étaient probablement en train de se chicaner à savoir qui allait pousser le panier, que je remonte les pantalons de fiston.  Qui s’exclame aussi discrètement qu’un enfant de 3 ans qui a été réveillé quelques minutes auparavant peut le faire.   Lire ici que probablement que les caissières à l’avant du magasin pouvaient l’entendre. « Mammmmmman, t’es méchante.  Tu me fais mal au pénis. »  Parce que l’élastique de ses boxers n’était pas assez remonté.

Même au travers de la cabine j’ai senti les regards des gens.  Faque je suis partie, rouge comme une tomate, évitant tout contact visuel avec la dizaine de p’tites madames qui me dévisageaient.

Fiston, passé maitre lui aussi dans l’art de l’humiliation.

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