On est avec vous, parce que vous le faites pour nous

Hier, mes enfants n’avaient pas d’école parce que leurs professeurs faisaient la grève.  Hier, j’ai pris du temps avec mes enfants pour leur expliquer pourquoi ils n’avaient pas d’école, pourquoi leurs professeurs avaient choisis de ne pas enseigner cette journée là.  Mes enfants m’ont dit, dans leurs mots, que ça faisait bien du sens.

Malgré que je me suis souvent dit que je ne lirais plus jamais les commentaires sur les zinternet, j’ai fini par en voir quelques uns.  Puis, je ne peux pas vous blâmer tant que ça.

J’ai plein d’enfants.  Ils sont différents.  Lorsque j’avais seulement les deux premières à l’école, je ne voyais pas tant l’ampleur des coupures.  Parce que quand ton enfant fitte dans le système scolaire, les services coupés, l’aide manquante et tout le reste, ça ne t’affecte pas de façon dramatique. Oui, les livres à la bibliothèque sont usés.  La cour d’école a besoin d’un petit renippage.  Ah, et tu te dis que ça serait l’fun que les classes aient des nouveaux jouets.  Mais ton enfant apprend à lire, à compter et avec  3 ou 4 activités de financement, l’école arrive pas siiiiii pire. Si on creuse pas trop, on peut se dire que c’est pas catastrophique ce qui se passe.  Alors quand les profs sortent dans la rue, t’as pas nécessairement envie de les appuyer, parce que ça te coûte une journée de salaire.   Je comprends.   Mais, faut que tu saches que si ça l’air pas trop pire, c’est que le personnel tient vraiment l’école à bout de bras.

Je l’ai compris quand ma troisième est entrée à l’école.  Elle, elle ne fitte pas dans le moule.  C’est plus difficile.  Elle aurait besoin de plus de temps. Plus d’aide. Plus de ressources.  Et y’en a plus.  Il y a des profs débordés qui font leur possible avec ce qu’ils ont.

J’ai la chance d’être à la maison. De pouvoir aider ma fille lorsqu’elle revient de l’école. Pas de faire ses devoirs pendant que je suis en train de préparer le souper.  Puis malgré ça, je trouve ça difficile. Elle fait des crises. Je négocie aux chipits. Et j’en ai juste une.  Dans une classe y’en a 3 ou 4.  Des fois plus. Et les profs ne peuvent pas leur promettre des bonbons en échange des efforts fournis.  Puis, ils ne peuvent pas s’occuper que des élèves qui sont en difficulté.  Puis on coupe encore.

Je sais, vous ne voyez peut-être pas tout ce qui se passe.  Vous ne voyez peut-être pas tous les efforts qui sont déployés par les profs pour aider tout le monde. Ceux qui sont doués, ceux qui ont de la difficulté, ceux qui sont dans la moyenne. Je sais, vous pensez peut-être que l’école n’est pas siiiii mal en point.  Mais quand on gratte un peu, on voit tout ce qui se passe.  Allez, regardez de plus près, parce que c’est pas très beau.  Et j’espère vraiment que si on s’y met tous, on arrivera à faire une différence.

Alors les profs, on est avec vous, parce que vous le faites pour nous.

 

Un commentaire

  1. Tout à fait d’accord avec ton post! Si les réunions des Conseils d’établissement étaient obligatoire pour tous les parents, je crois que les écoles iraient beaucoup mieux, il y en auraient du monde pour faire du bruit dans la rue! Parceque les coupures n’affectent pas juste les élèves qui ne fittent pas dans le moule, mais tous les autres également, car pendant que leur profs gèrent des crises en classe, il n’est pas en train de leur enseigner la matière qui devrait être vu!

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