Le sens de l’urgence

1 Lorsque moi et Chéri avons pris la décision que je reste à la maison avec les enfants, c’est en partie à cause de son horaire de travail.  Mon chum travaille beaucoup, sur des horaires qui ne sont pas toujours évidents pour la conciliation avec la vie de famille.  Être à la maison, ça nous permet de régler bien des casse-têtes.

Mais il reste que ça me fait parfois de grosses journées. Pis des fois j’ai besoin de décrocher, de relaxer. Parfois ça peut attendre que les enfants soient au lit.  D’autre fois, non.  Dans ce temps là, je laisse mes enfants en compagnie de leurs Playmobil et je leur dis que je vais prendre un bain et qu’ils ne doivent pas me déranger sauf en cas d’urgence.  Bon j’entends déjà ici les parents-parfaits-d’internet me dire « Franchement, tu pourrais attendre qu’ils soient couchés/que ton chum soit à la maison/une autre solution qui ne me convient pas » , ce à quoi je réponds : «  (…)  » parce qu’il ne faut pas nourrir les trolls.

Donc, je disais, mes enfants sont avertis, n’interrompt ma lecture au mileu des bulles que si y’a le feu à la maison ou autre situation qui requiert que je dépose mon Kindle et que je m’élance hors du bain.   Voici donc ce qui constitue une urgence selon mes enfants.

 

  •  Une soeur qui a pris le Playmobil avec le gilet à fleurs.  Tsé celui qui appartient apparement à l’autre soeur et qui ne peut pas se contenter des 1254363 autres qui sont dans le bac.

 

  • Savoir à quelle date commencent les cours de chorale.  Savoir il reste combien de dodos avant ladite date.

 

  • Connaître le nombre d’invités possibles pour la prochaine fête d’amis … dans 6 mois.

 

  • Demander la permission pour prendre un verre d’eau alors que personne ne s’est jamais intéressé à mon avis lorsqu’il est question d’étancher sa soif.

 

  • S’informer à savoir si on va pouvoir aller en camping cet été.

 

  • Venir me décrire le nombre et la forme des selles faites dans l’autre salle de bain.

 

  • Me transmettre la liste de cadeaux pour le prochain Noël … qui est dans 11 mois.

 

  • M’avertir qu’il y a 4 mois, sa soeur a mangé un bonbon en cachette.

 

  • Me chuchoter (HAHAHA c’est une blague.  Me crier) qu’il y a 4 mois c’était même pas en cachette parce que c’est son père qui lui avait donné la permission.

 

  • Me demander si je sors bientôt du bain parce qu’il était 6h34 quand je suis embarquée pis qu’il est maintenant 6h38.

 

Après ce long bain, je me sens vraiment, vraiment relaxée et prête à avoir une longue conversation avec ma progéniture sur ce qui constitue réellement une urgence.   Et recommencer la semaine prochaine.

 

2 commentaires

  1. Même chose ici! J’ai parfois l’impression que mes deux filles se donnent le défi de trouver le plus de raisons possible de me déranger pendant que je suis aux toilettes! 😉 (Et moi aussi ça m’arrive d’avoir besoin de décrocher avant qu’elles se couchent. 😉 )

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