Le gêne de la (non) sociabilité

Je vous en ai déjà peut-être parlé, je ne suis pas douée pour le small talk, je ne suis pas du genre à aller aborder les inconnus, mais malgré ça, je dois avoir un « je ne sais quoi » dans la figure, parce que même si je suis assise sur un banc de parc avec des écouteurs, en train de lire un livre et qu’il y a milles autres places libres dans les environs, si quelqu’un entre dans le parc c’est certain qu’il va venir s’asseoir à côté de moi et engager la conversation.  C’est partout pareil.  À l’épicerie, au soccer, quand je prends une marche, quand je tonds le gazon.  Si Chéri m’accompagne, il rit dans sa barbe parce qu’il sait à quel point c’est pénible pour moi.

Apparement, ce « je-ne-sais-quoi » que j’ai dans la face, je l’ai transmis à mes filles, parce que elles aussi, elles attirent les inconnus de façon assez incroyable.   Impossible d’aller acheter de la pâte à dent sans qu’une dame ne soit en grande conversation avec Punky (qui elle essaie d’entrer dans mes pantalons pour échapper à cette tentative de sociabilisation) . Parce que mes filles, elles sont comme moi, et n’apprécient pas particulièrement le « small talk » .  À une exception près.  Parce que voyez vous, non seulement les gens les abordent, mais ils veulent leur faire plaisir.  Que ce soit la jeune fille opératrice de manège qui dit à Zucchini qu’elle peut faire autant de tours qu’elle souhaite même si elle n’a qu’un billet, la propriétaire de l’épicerie qui offre un oeuf Kinder à chacune, la dame qui leur donne des 25 sous à chacune ou encore celle qui leur achète un biscuit (au chocolat évidement!) , les filles profitent de ce « je ne sais quoi » que je leur ai transmis.  Et continue d’être le moins sociables possible, parce que apparement ca attire beaucoup plus les gens!

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