Jeudi confession

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Mes enfants avec les gens qu’ils connaissent sont des p’tits moulins à paroles.  Toujours prêts à raconter une anectode, à offrir un dessin, à faire un câlins.   Mes enfants avec les gens qu’ils ne connaissent pas sont dans mes jupes.  Bon, je ne porte jamais de jupe, mais vous comprenez que si j’en portait et qu’un inconnu les abordait, ils iraient se cacher en dessous.  C’est peut-être pour ça que je n’en porte pas.

Bon, je ne peux pas empêcher les étrangers d’avoir envie d’engager la conversation avec ma progéniture.  Ils sont mignons comme tout et pas trop pire propres la plupart du temps.

Mais je me confesse, y’a une affaire qui m’énerve.  Vraiment. Beaucoup.   Les insistants.  Ceux qui s’entêtent à essayer d’avoir une conversation avec mes enfants qui sont rendus en dessous de la chaise de la clinique parce qu’ils n’ont clairement pas envie de dire comment ils s’appellent.

Oui, je sais, vous trouvez ça impoli des petits qui refusent de répondre à vos questions d’une importance capitale « C’est quoi ton p’tit nom? »  « Pourquoi t’es chez le docteur? » « T’as pas d’école cet après-midi? »  .   Moi ce que je trouve impoli c’est d’insister.  Parce que moi non plus j’ai pas envie de raconter ma vie à un monsieur barbu qui sent un peu trop la cigarette et si ma mère était là, je me cacherais probablement moi aussi derrière son dos pour éviter de le faire.

Vous les trouvez impolis, moi je les trouve chanceux.

 

4 commentaires

  1. Amen !
    Au début, je me dis : « Allez, mes grandes, ça ne vous fera pas mal de dire votre nom pis votre âge, vous êtes capables », mais après 2-5-12 fois, j’ai envie de cacher les enfants dans mes jambes de pantalon moi-même et de sortir mes pas-des-griffes-mais-bien-fermes-ongles-courts et mon visage de maman tigresse pour faire taire l’importun.

  2. Mes deux plus vieux passaient souvent pour des « sauvages » qui ne répondaient à personne quand ils étaient petits. À mon troisième, je me suis dit que lui, il allait être plus sociable. Et ça a marché! Mais le résultat, c’est qu’il m’a dit cet été qu’il pouvait aller avec quelqu’un s’il connaissait son nom. Genre un homme qui dit « Bonjour, je m’appelle Roger, veux-tu me suivre et je te donne des bonbons? », et bien il le suivrait. Disons qu’on a sérieusement revu les règles de sécurité (même s’il les connaissait déjà pourtant) et là ça me fait un peu paniquer… Surtout qu’on a reçu des messages qu’il y avait une femme suspecte près de notre ville qui avait demandé à des enfants d’embarquer avec elle… Alors mon quatrième va être considéré comme plus « sauvage », mais au moins je vais moins m’inquiéter!

  3. Mes enfants sont supposément bien sauvages, justement parce qu’ils n’ont pas envie de parler à des monsieurs barbus qu’ils ne connaissent pas. Moi aussi je suis sauvage, je n’aime pas plus ça.

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