Jeudi confession

Être à la maison avec les enfants, ça veut dire que les enfants ils viennent avec moi un peu partout.   Parce que si j’attends que mon chum soit à la maison pour aller faire l’épicerie, on risque d’être ben maigres et d’avoir des journées de congé pas mal plate.

Habituellement, ça se passe bien.   Bon c’est relatif, mais ça se passe bien pour une fille toute seule avec 4 enfants.   Pis d’autres fois, ça doit être l’effet de la lune ou de je ne sais trop quelle affaire de grand-mère, mes p’tits semblent avoir l’énergie de 30 enfants qui auraient consommé du RedBull avant une tempête de neige.  Et dans ces moments là, je me confesse, je fais des affaires que je m’étais dit que je ne ferais jamais, comme acheter la paix.   (Vous vous dites que vous, vous ne le ferez jamais?   On est une gang à avoir eu nos illusions brisées.  Just saying.)   Aujourd’hui alors que Junior tentait de se mettre debout dans le panier (parce que bien sûr, impossible de trouver un panier avec une ceinture fonctionnelle!)  que Fillette Dragon chialait (lire ici hurlait) parce que Junior la frôlait avec son pied et que Punky dansait dans le milieu de l’allée créant un obstacle pour les gens normaux qui tentaient de circuler, Zucchini est tombée sur un présentoir de dépliants de coupons.   Elle s’en est pris un et a commencé à jouer avec.   Évidement, les autres en voulaient eux aussi.   J’ai passé à deux cheveux de dire « Non, un par famille c’est assez »  pis j’ai vu Junior qui essayait de croquer le bacon attrapé dans le panier et Punky qui tentait de mettre dans mon panier des avocats à l’aspect douteux et j’ai dit « Go! ».   Je suis devenue la mère que je jugeais parce qu’elle ne mettait pas de limites à ses enfants.  Et quand je suis passée devant une sympatique employée qui m’a sèchement demandé ou j’avais pris ces dépliants en les comptant à haute voix (oui! oui!) , je me suis dit que je vivais très bien avec ça et que j’aimais mieux passer pour une mère pas de colonne mais qui peut finir son épicerie en paix que d’être la mère qui pogne les nerfs parce que ses enfants sont en train de la rendre (un peu) folle.  Désolée Madame Maxi.

4 commentaires

  1. Ayayaye, je compatis. Jen ai seulement 2, mais ils sont de fiers descendants du démon des fois… hier, à la clinique, j’ai acheté la paix en échangeant un peu de calme contre des « ptites boules au chocolat ». J’ai même dit à la dre qui m’a entendue négocier que, des fois, dans la vie, faut acheter le calme. Elle avait l’air d’accord… ou elle a fait semblant pour que ma fille lâche son ordi au plus vite, un des deux… 🙂

  2. Je me suis souvent dit que la télévision ou la tablette ne serais pas une gardienne pour mes enfants, mais pour 5 minutes et plus de calme ou pour les longs déplacement elle sauve la vie.

  3. Que celle qui n’a jamais laissé sa progéniture déjeuner aux Mr Freeze pour éviter la crise « non pas des cereales » un samedi matin me lance la première pierre.

  4. J’avais des principes, moi aussi, que mon fils se fait un devoir de fracasser joyeusement, il ne m’en reste plus beaucoup… parfois j’essaie mollement un non… prend une banane, au lieu d’une tartine au chocolat, parfois ça marche, sinon ben… il a une tartine au chocolat avec des morceaux de bananes! Pcq un enfant heureux, qui a la bouche pleine, ben ça chiale pas (pis une mère non plus, par le fait même!!)

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