Jeudi confession

Tout d’abord, excusez ma non-confession de la semaine dernière, je suis passée tout droit.  En fait, j’y ai pensé, puis ça m’est sorti de la tête et je me suis endormie à 19h30, avant les p’tits (les joies de la commotion!).

Le lendemain, c’était pédago pour mes p’tits.  C’était aussi jour de rendez-vous de physio.  Comme la physio est à quasi une heure de route d’ici et que mon chum était en meeting, ben j’ai trainé ma progéniture avec moi.  Ça voulait donc dire que mes 4 devaient rester 1 heure, seuls, dans la salle d’attente sans se crier des bêtises.   Faque aux grands maux les grands remèdes :  j’ai apporté les bidules électroniques.  Heille, vous n’avez jamais vu des enfants aussi sages et/ou silencieux.

Dans la salle d’attente, avant que j’y abandonne mes enfants, il y avait une dame qui elle aussi attendait son rendez-vous.  Pis je l’ai vu.  Son regard condescendant plein de jugement.  J’ai vu aussi son envie de passer un commentaire sur mes p’tits obnublilés par les écrans.  Ma face a dû lui faire passer son envie.  Mais je vais me confesser, même si je suis ben à l’aise avec mes décisions, ce genre de monde là me donnent envie de me justifier.  Vous savez, le genre hautain, ceux qui vous donnent des conseils-dont-vous-n’avez-pas-besoin quand vous êtes dans la file d’attente au magasin (ohhh, il est beaucoup trop habillé cet enfant. Il pleure, ça doit être parce que tu ne le nourris pas assez.  Entoucas, moi quand mes enfants étaient petits comme ça, je restais chez nous.), ceux qui soupirent quand tes p’tits parlent un peu fort au McDonalds (sérieusement, on est au McDo, pas dans un restaurant 5 étoiles, quand je vais là je m’attends à entendre au moins 2 ou 3 crises d’enfants qui ne veulent pas venir manger parce qu’ils veulent continuer à glisser dans le module de jeux.  C’est partie intégrante de l’ambiance), ceux qui passent des commentaires sur ta gang en pensant que tu ne les entends pas – ou qui veulent faire comme s’ils ne savaient pas qu’on pouvait les entendre.  (R’garde ça Gérard, les enfants ont pas de tuques, ça pas d’allure, on est juste en avril.   Heille chose, il fait 15 dehors, on traverse juste un stationnement faque je pense qu’ils vont survivre.)  

Je sais, ça donne pas grand chose, mais y’a une partie de moi qui a toujours envie de lancer un p’tit quelque chose à ce monde là.  Tsé, juste pour les faire sentir un peu mal.  Pis pour me sentir mieux.  Mais les enfants sont avec moi, faque je me retiens …  ou je les utilise.  Faque avant de quitter pour mon rendez-vous, je leur dis bien fort :  Profitez en, après ça c’est pas d’écran jusqu’en septembre prochain.  Mes enfants, trop absorbés par leurs jeux ont pas réagi. La dame, elle, était un peu déstabilisée.

C’est moi qui est en mode écrans restreints, faut que je trouve façons de m’amuser autrement!

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