Jeudi confession

Si vous êtes parents, vous avez sans doute déjà dû subir les plaintes interminables de vos p’tits à propos de la p’tite grafigne qu’ils ont sur le bras.  Visible seulement à l’aide d’un microscope super puissant.   Histoire vraie :  ma fille n’a pas vraiment pleuré lorsqu’elle s’est cassé le coude.   Par contre, si sa soeur l’effleure en passant à côté d’elle le matin, je suis pas mal certaine que les voisins doivent songer à téléphoner au 911 pour rapporter des cris de détresse.

Moi, je trippe pas tant à me faire pleurer dans les oreilles par un enfant qui pense que son éraflure minuscule mérite un transport en ambulance. Faque, je me confesse, j’achète la paix.  Ou plutôt j’achète des plasters.  La fille qui capote quand il y a une vente de pansements au Jean Coutu, c’est moi!  J’en ai plein.  De pleins de couleurs.  Avec des p’tits bonhommes.  Des fleurs.  D’autres cossins du genre.  J’ai un tiroir de ma salle de bain consacré uniquement aux band-aid. 

Pis si mes enfants se font mal, ils ont le droit de se mettre un pansement.  Même deux s’ils arrête de torturer mes tympans.  C’est comme un buffet, mais pour les bobos.  Même les bobos imaginaires.  Parce que, faisons le calcul :  une boite de plasters en liquidation à la pharmacie ça coûte 2$.  Y’en a 20 dans la boite.  Ça fait 10 sous pour que ma progéniture cesse de s’époumoner comme sa vie en dépendait.  Faque, servez vous les p’tits.  Je leur laisse même se mettre des band-aid de Star Wars dans le front si ça leur fait plaisir.  Parce que, 10 sous, pour pouvoir continuer de lire tranquille dans mon divan, c’est pas cher payé.

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