Jeudi confession

Avec mes enfants, j’aspire à leur apprendre à être de bonnes personnes, à avoir de l’empathie pour les autres.  Je veux que mes enfants voient le bon côté des gens, même quand c’est pas toujours facile – voire impossible.  J’essaie de leur faire réfléchir aux raisons qui peuvent pousser un ami à être moins gentil pis toute la patente.  Pis je pense que ça marche.  J’ai vu mes enfants écrire des p’tits mots d’encouragements à des camarades de classe, aller consoler un p’tit gars qui avait été puni, offrir des explications pour le comportement plus ou moins acceptable d’une connaissance pis tout le reste.

La semaine dernière, mon fils est revenu de l’école bien tristounet parce qu’un ami avait mangé la collation spéciale qu’il avait eu le droit d’apporter en classe.  Les freaking rolo qu’il me réclamait depuis longtemps.  Et il m’a dit que peut-être que celui qui les avait pris l’avait fait parce qu’il avait vraiment faim.  P’tit coeur.

Moi, je me confesse, quand on fait des trucs de même à mes enfants, mes pensées sont loin d’être aussi pures que celles de ma progéniture.  Je peux leur enseigner la compassion pis toute la patente, mais dans les faits, quand on fait de la peine à mes p’tits j’en ai pas ben, ben.  Voire même pantoute.  Pis des fois j’ai même des idées pas ben ben fines.

Je ne le dirai pas à mes enfants, je vais continuer de leur enseigner la gentillesse pis toute, mais ça ne m’empêchera pas d’avoir envie de faire une grimace au p’tit pas fin.  Tsé.

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