Jeudi confession

4On pourrait penser qu’après 4 enfants j’ai pratiquement tout vu, tout entendu et qu’il n’y a plus grand chose qui me dérange.

Bon, les enfants sont très imaginatifs, alors ils trouvent toujours de quoi me surprendre.  Puis, si je suis très zen dans la vie de tous les jours – hier, je me suis extasiée devant un dessin que mon fils avait fait au stylo sur mes draps parce que tsé, il était vraiment cute – je dois me confesser.

Quand mes enfants font des crises en public, ils me font perdre tous mes moyens.  Bon, pas n’importe quel public.   Si on est au centre d’achat, ils peuvent bien faire le bacon pendant le temps qui leur chante, je vais garder mon calme, peut-être jouer un peu à Candy Crush pis continuer comme si de rien était.

Mais, mes enfants, ils me connaissent.  Je peux compter sur les doigts d’une main le nombre de fois qu’ils m’ont fait le bacon dans ce genre de situation.  Ils savent que ça ne changera pas grand chose dans ma vie et que ça va probablement rendre la leur pas mal plus plate.

Faque, ils réservent leurs crises pour le public spécial.  Le public que je connais. Le public que je vais revoir le lendemain.  Le public que je cotoye au quotidien.  Cette semaine, Fiston a fait une crise chez sa nouvelle gardienne.  Puis une autre à l’école.  Toujours devant des gens que je connais.  Que je vais revoir.  Qui me jugent.  Ou pas.  Mais j’ai l’impression qu’ils me jugent.  Sur ma façon de réagir.  Sur l’attitude de mes enfants.  Y’en a qui trouve probablement que je ne suis pas assez fermes.  D’autres qui trouvent que je ne prends pas assez les sentiments des mes enfants en compte.  Puis y’a moi, qui prend de grandes respirations pis qui se dit que mes enfants choisissent toujours le moment parfait pour faire une crise avec grand éclat et qui a envie de fondre dans l’plancher.

Faque la prochaine fois que vous voyez mes enfants se rouler par terre, venez donc me faire une p’tite tape sur l’épaule et racontez moi comment les vôtres font la même chose.  Pis si les vôtres sont beaucoup mieux élevés que les miens, vous pouvez m’inventer une histoire d’horreur, je vais me sentir un peu mieux.

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