Jeudi confession

4Quand on est parent, notre mission c’est de préparer nos p’tits à la vie.  De leur donner des outils, des trucs pour l’avenir.  Des fois c’est l’fun, d’autres fois, c’est pas facile.  Parfois faut leur dire les choses telles qu’elles sont et briser leur naïveté d’enfant.

Mais, je dois me confesser, parfois moi, je cultive leur naïeveté à mon avantage. Je sais, c’est pas gentil pour leur futur, mais … c’est bon pour moi.

Par exemple, le fameux je compte jusqu’à trois.  Mon fils là, il pense à chaque fois qu’il gagne.

« Junior descend du trampoline, c’est l’heure de la douche!

(bruit d’enfant qui saute le plus haut possible en ignorant sa mère de façon professionnelle)

– J’ai dit descend.

(bruit d’enfant qui saute encore plus haut, en ignorant encore plus sa mère)

– Ok, je compte jusqu’à trois.  Un …

(Junior qui se précipite en bas du trampoline à la vitesse de l’éclair)

– Ha! Ha!  T’as même pas compté jusqu’à trois, j’ai gagné.
Je pourrais lui expliquer que tsé, il n’a pas gagné, que le principe derrière c’est que bla bla bla.  Mais j’aime ça qu’il pense que qu’il gagne.  Parce qu’à chaque fois que je dis je compte jusqu’à trois, mon fils il obtempère, parce qu’il a l’esprit de compétition du voisin (ben quoi, c’est pas moi qui lui ai transmis ça certain! Hum, hum).

Je pourrais aussi vous parler des affaires que je fais accroire à mes enfants pour qu’ils me massent les pieds quand mon chum est pas là pour le faire, parce que tsé, au nombre de sacrifices qu’on fait pour ces p’tites créatures là, on peut ben s’amuser un peu avant qu’ils soient trop vieux pour croire tout ce qu’on leur raconte.

Laisser un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *