Jeudi confession

dysMa Miss Dragon, depuis qu’elle est petite, elle est différente.  Différente de ses frères et soeurs, différente des autres enfants.

Ma Miss Dragon, elle a tout un caractère.  Celle qui a l’air toute douce, elle peut être, disons, pas mal orageuse.

Pendant longtemps, on se dit que c’est sa personnalité.  Des fois on a des doutes. Puis vient un temps où les doutes sont plus forts.  Où les différences s’accentuent.

Et vient le diagnostic.  Qui confirme ce qu’on savait. Qui vient poser des mots sur ces différences.

Et je me confesse, bien que je sache que ça nous permettra d’avancer, d’obtenir de l’aide (espèrons le qui viendra dans des délais raisonnables), j’ai trouvé ça difficile de recevoir ce diagnostic.   Pas que j’aille le deuil de l’enfant parfait à faire, je sais que ça n’existe pas.  Mais plutôt parce que je vois tout ce qui l’attend, toutes les difficultés qu’elle aura à surmonter, et j’ai envie de la prendre dans mes bras et de pleurer un peu.

Je sais, ce n’est pas la fin du monde, mais en même temps, c’est beaucoup.  Et il reste à faire face à tous les « ben voyons, elle est ben correcte!  Ça n’existait pas dans notre temps ces histoires là!   Faut juste que tu la pousses un peu. » et tous les autres commentaires qui surviennent quand on explique que c’est pas de la mauvaise volonté qui font qu’elle est un peu moins habile, un peu moins vite et tout le reste.

8 commentaires

  1. Mon fiston a un également un diagnostic. C’est clair que ce n’est pas tous les jours faciles, surtout quand les gens jugent justement et se permettent de faire leurs propres diagnostics : « c’est juste parce que vous être trop mous avec, laissez-le moi une semaine, vous allez voir qu’il va marcher drette » – en parlant de son comportement… On se fait une carapace et on rit au nez de ces gens, mais il y a des moments où on est plus fatigués et où ça nous atteint un peu plus. Courage! xx

  2. Je te comprend tellement… J’ai appris que mon fils est dyspraxique et ce n’est pas facile du tout… Tout sera plus difficile pour lui dans la vie et ça me rend bien malheureuse. Faut être positive et forte! Bonne chance xx

  3. Gros câlin ! Dans mon temps, ça existait pas ce que j’ai… Dans mon temps, jetait juste plus poche que la norme, maladroite et pas en forme… Dans mon temps, c’était pas facile ! Cette année je vais aller voir pour me diagnostiquer une dyspraxie afin de guérir mes petits bobos de l’âme ! Et je vois ma fille qui suis mes traces… Et elle l’aura plus facile que moi, parce que on mettra un nom sur ce qu’elle a et elle sera aider comme il se doit ! Et il y a moi qui vais la guider 🙂
    Valerie xxx

  4. mais comment avez vous toutes fait pour avoir un diagnostique de dyspraxie avec exactitude? nous avons tout fait, psychomot, pedopsy, et meme un bilan a 400 euros pour avoir un diagnostique complet et à part pointer du doigt des grosses difficultés praxiques, on me répond que seule la mdph peut vraiment poser un diagnostique de dyspraxie… nous les avons donc contacté en remplissant le dossier de pré entretien, et ceux ci nous ont répondu une lettre bateau qui en gros dit que mon fils est bien pris en charge (pourtant il n’avait plus de suivi à cette époque…) et qu’ ils ne voient pas ce qu’ils peuvent faire pour nous (en gros, nous ne sommes pas prioritaires débrouillez vous…).
    Et pourtant il a un vrai soucis d’organisation spacio temporel, de maladresse, et des difficultés praxiques que nous connaissons tous bien ici.

    1. Je suis au Québec, c’est un peu différent. Nous avons fait faire une évaluation complète chez l’ergothérapeute, par contre elle ne pouvait pas poser de diagnostic avant une thérapie. Puis on a été réfèré en pédiatrie où la gentille pédiatre a fait le diagnostic puisque c’était plus qu’évident. On a tout de même une référence pour le neuro-pédiatre, mais l’attente est longue. La pédiatre a donc posé un diagnostic temporaire, qui sera confirmé par son collègue.

  5. Hello Marie. Ta confession j’ aurais pu l’écrire il y a vingt ans. Aujourd’hui ce jeune adulte hors normes étudie la littérature alors qu’en matenelle il ne parlait pas vraiment encore. Parcours sinueux fait de grosses montagnes et aussi de vertes collines. Des joies immenses et des tristesses difficiles mais je sais aujourd’hui que je ne changerais pas ce parcours pour rien aux monde. Bonne route avec le petit Dragon. Prends soin de toi comme mère et comme femme aussi.

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