Jeudi confession

1Avant d’être mère, j’avais une vision assez simpliste de la maternité.  J’en ai déjà parlé avec Moi mes enfants : j’avais beaucoup de principes et aucune idée de ce qui allait réellement se passer.

Bon, avant d’avoir des enfants, on se fait une idée de comment ça va se passer.  On sait qu’il va y avoir des beaux moments, on sait qu’il va y en avoir de plus difficiles.  Moi quand je pensais aux bouts plus plates de la maternité je pensais aux couches débordantes, aux réveils aux p’tites heures du matin ou aux batailles pour faire manger du brocoli à ma progéniture.

J’avais tout faux.   Les couches qui débordent ont été très rares, mes enfants me laissent souvent dormir pis ils adorent manger des légumes, plus que moi.

Je me confesse, l’affaire qui est la plus difficile, celle qui me rentre dedans, c’est quand je me rends compte que je ne suis pas le parent que je voulais être.  Pis je ne parle pas de mes principes de « Moi mes enfants ne sortiront pas en pyjamas dehors« , ça je vis très bien avec ça.

J’ai vu cette semaine sur Facebook une petite illustration que voici :

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Ça se traduit à peu près par: « Tu me donnes de la difficulté à être le parent que je suis imaginé que je serais »

 

Parce que c’est ça.  Dans ma vision de la parentalité j’avais un genre d’idéal.  Pis c’était beau, il y avait beaucoup d’amour, beaucoup de patience.  Dans la réalité, c’était sans compter la personnalité de mes enfants.  Oui y’a beaucoup d’amour, mais des fois y’a moins de patience.  Et c’est dans ce temps là que je m’en veux.  Quand je suis le parent qui pogne les nerfs pour un chignage (qui avait été précèdé de 32546536 autres).  Quand je suis le parent qui s’emporte à l’heure des devoirs (oui, je sais, c’est contre-productif).  Quand je suis le parent qui dit « No way que je fais du bricolage aujourd’hui, j’ai pas le goût de ramasser » (alors que je sais que ça serait bien pour eux).    J’aimerais ça être le parent qui a une patience infinie, qui s’arrache les cheveux de sur la tête juste quand les enfants sont couchés, qui n’élève jamais la voix quand ça déborde.  Mais c’est pas toujours ça, et c’est ça que je trouve le plus dur de la maternité.

 

7 commentaires

  1. Je te lis souvent …très souvent ce que tu dis me rejoint …on a tellement de choses en commun…mais cette confession, je veux dire tous les mots écrits sans exception, me parle…me touche…me reflète…Merci, sincèrement.

  2. Oooooh merci…. Ces temps-ci, j’ai un gros problème avec le manque de patience et la frustration et la façon de l’exprimer… Ça fait du bien de lire que je ne suis pas la seule qui perd patience des fois… J’ai lu deux phrases cette semaine. Voici la première : http://ink361.com/app/users/ig-1393782859/cocojuli974/photos/ig-1063854526222348671_1393782859 (Je suis une mère imparfaite, les mères parfaites n’ont pas encore d’enfants.)

    Et la deuxième : « La perfection est terrible, elle ne peut avoir d’enfant. » (Sylvia Plath, citée ici : http://www.tplmoms.com/2015/09/10/la-perfection-ne-peut-avoir-denfant-ou-pourquoi-instagram-est-loin-de-recreer-limage-de-la)

    Mais c’est vrai que c’est pas « juste » la quête de la perfection, le problème. C’est aussi que je me crée un idéal que je n’atteindra jamais. Belle réflexion, ça m’aide à avancer! Merci beaucoup! :*)

  3. La photo est sublime.

    J’ai fait passer une semaine de marde à mon plus vieux la semaine dernière parce que j’étais épuisée pour plusieurs raisons. La principale étant que j’ai un enfant de 7 mois et un de 19 mois et que mon chum travaille à l’extérieur… Aussi bizarre que ça puisse paraître, c’est devant ma belle-mère que j’ai fondue en larmes de culpabilité devant un verre de vin de trop à 1h00 am. Elle m’a souligné à quel point j’étais patiente, au contraire, à quel point j’aimais mes enfants et à quel point ma dévotion était sans fin. Elle m’a surtout dit que c’était juste normal d’avoir des limites, d’hausser le ton parfois…

    Mon grand passe une super semaine.

    Dans mon cas, la mère que je croyais être était beaucoup moins impliquée. Je ne pensais pas qu’aimer pouvait être aussi soufrant.

  4. Même chose ici, c’est dur sur le moral comme constat. On voudrait tellement être plus, mieux… mais au final, j’aimerais tellement me convaincre que faire mon possible, c’est déjà beaucoup!

  5. Je suis tellement contente d’avoir enfin passé ce cap avec mon plus jeune qui a maintenant 11 ans et pour qui ça serait désormais la honte de se faire voir avec un mini panier. Tsé, il faut qu’il garde son « swag » qu’il me dit.

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