Jeudi confession

Lorsque j’ai eu mon premier enfant, j’étais un peu du type parent hélicoptère.  Pas à l’extrême, mais je la surveillais toujours du coin de l’oeil, elle ne sortait pas dehors seule et elle a bu sa première slush à 7 ans parce que je me sentais quasi-obligée devant les autres enfants qui déglupissaient la leur avec joie.

Et, pas plus fine qu’une autre, ça m’arrivait de juger les autres parents (silencieusement quand même) qui laissaient leurs enfants se promener seuls jusqu’au parc ou toute autre activité que je jugeais dangereuse.

Aujourd’hui, je me confesse, je suis devenue pas mal plus lousse.  En fait, pas mal certaine que la moi d’il y a 8 ans, jugerait pas mal fort la moi actuelle. Puis je lui ferais un grand sourire (et je lui lèverais probablement mon majeur en pensée).  Pourtant, je m’étais toujours dit que je ne changerais pas ma façon de faire d’un enfant à l’autre, ils auraient tous les mêmes responsabilités, les mêmes libertés.  HAHAHAHAHA   Pourtant, étant la plus vieille de 3 enfants, je m’étais jurée que je ne ferais pas ça parce que j’avais trouvé ça tellement frustrant de voir mon p’tit frère pouvoir faire à 4 ans ce que j’avais eu le droit de faire à 13.   Mais aujourd’hui j’ai compris que mes parents ont choisi entre la « justice » et leur santé mentale.

Alors j’ai lâché prise.  Mon fils du haut de ses 3 ans fait des trucs que ces soeurs n’ont pas fait avant leurs 8 ans.   Pis on s’en sort quand même pas pire.

Jugez moi, en fin de semaine, ma fille de 9 ans s’est occupée d’un cheval seule.  Genre sans aide pantoute.

 

 

Ah, pis ma 7 ans aussi.

Pis tant qu’à être ben lousse, j’ai laissé la 6 ans faire aussi.

 

Ah, et j’ai dit à Fiston, 3 ans, qu’il pouvait bien brosser un cheval si ça lui tentait.

 

Tout ça de la personne qui a déjà donné un char d’insultes à son chum parce qu’il avait laissé sa fille, qu’il tenait dans ses bras, flatter un cheval qui était dans un enclos.

Comme quoi, faut pas juger trop vite.

4 commentaires

  1. Je suis celle qu’on a regardé de travers parce que mon jeune de presque 11 ans prenait l’autobus et le métro pour aller dans un camp de jour spécial à presque 1h30 de la maison en transports en commun ;-).

  2. Des fois c’est une question de droits, des fois c’est une question de circonstances. Veux veux-pas, si vous arrivez tous le même jour à l’écurie, non, ils ont pas le même âge. D’un autre côté, mon petit frère a toujours eu plus facilement des heures de rentrée plus tard que les deux plus vieux!

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