Jeudi confession

IMG_1949  Si j’étais l’éditeur du Mieux-Vivre j’aurais plein d’idées.  Bon, peut-être pas toutes aussi pertinentes que celle de l’ouvrage actuel, mais quand même.  Et je commencerais par la phrase suivante  » Bienvenue dans le merveilleux monde de la parentalité.  Là où vous aller rire, pleurer et être jugé sur tout par tout le monde. »

Après 4 enfants, j’ai finalement compris : on ne s’en sort pas. Peu importe ce que tu fais, il y aura toujours quelqu’un pour trouver que t’as vraiment pas d’allure. Et après 4 enfants j’ai décidé de m’en moquer éperdument. (Ok, ça c’est la version polie, en vérité quand je parle c’est un peu moins poétique. Mais vous voyez le portrait.)

Alors aujourd’hui je me confesse : moi quand je vais au parc avec mes enfants c’est pour me reposer. Pour me donner congé. Pour prendre un break.  Oui, la mère assise à faire autre chose que jouer avec eux/les surveiller/whatever c’est moi.  Parfois je pousse même l’audace jusqu’à apporter mon téléphone, envoyer quelques courriels ou jouer à Candy Crush.  Oui, oui, oui.  Pis je m’assume.

En vrai, on a pas besoin d’aller au parc. J’ai dans ma cour plus de balancoire qu’au parc du coin. Un carré de sable. Un trampoline. Une piscine. Des ballons sauteurs. Une maisonnette. C’est même déjà arrivé que j’y retrouve des enfants inconnus qui croyait que ma cour c’était un parc tsé.

Donc quand je vais au parc c’est parce que j’ai besoin d’un break.  Parce que les enfants se chicanent. Parce que je dois envoyer 3 ou 4 courriels sans me faire déranger. Parce que d’être ailleurs que chez nous ça me donne une bonne excuse pour ne pas faire de ménage. Parce que j’ai passé l’avant-midi à faire du bricolage et que j’ai des brillants partout. Parce que j’aimerais bien lire un peu. Parce que c’est comme ça bon.

Au parc je suis la mère assise sur un banc qui lit un livre. Dans ce temps là on me juge moins. Je suis aussi celle qui lit sur son Kindle. Là je reçois des plus gros yeux (tsé c’est une bebelle électronique). Je suis celle qui taponne sur son téléphone.  Je suis celle qui ne pousse pas ses enfants dans la balançoire.  J’en ai fait 4 c’est pas pour rien tsé, ils peuvent s’arranger entre eux autres. Je suis celle qui jase avec une amie. Pis je suis celle qui repart avec un grand sourire, parce que parfois le temps de break était plus que nécessaire.

Pis après 4 enfants, ce qui est l’fun, c’est que la mère qui me fait des gros yeux parce que je joue sur mon téléphone, je lui fais un grand sourire pis je continue quand même.

4 commentaires

  1. Yeaaaaah! Je crois qu’on a lu le même billet de blogue, et c’est la meilleure réponse que j’ai lu jusqu’à présent! Tant pis pour ceux qui jugent, ils se font du tort à eux-mêmes dans le fond, à se frustrer pour des choses qui ne les concernent pas. (Tsé, je ne veux pas dire qu’il faut se foutre de tout le monde et envoyer des fuck you partout, là, juste que le jugement, quand il est trop intense, il ne fait du bien à personne.)

  2. Alleluia! J’adore ton billet, probablement en réponse à un autre publié plus tôt cette semaine 😉 #momof4 qui a besoin d’un break plus souvent qu’autrement! Merci d’avoir écrit ce que plusieurs pensent tout bas.

  3. Avec ma grosse bedaine de 36 semaine qui me tire de partout, je me laisse vraiment choir n’importe où pour jeter un oeil distrait sur mes enfants (6 et 4 1/2) qui s’amusent vraiment bien sans moi. J’ai même lu mon Châtelaine l’autre jour au parc. La bonyenne de paix, en échange de quelques « wow, t’es bonne! » Et « hiiii! Tu tournes vite! » Très bon deal.

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