Humilier sa mère au grand air.

Avec le retour du beau temps, mes enfants m’ont demandé si on pouvait faire un pique-nique.  Comme on devait aller en gang au cours de piano de la plus vieille, j’ai décidé de leur faire plaisir et de luncher sur le bord du fleuve avant d’aller s’enfermer dans un ancien presbythère et de mettre des pantoufles en phantex.  (Le plaisir de mes enfants, tsé).

Avant de partir, les filles me demandent si elles peuvent apporter un jouet. Pas de problème, aidée par la température qui me met un sourire dans la face, je suis une mère cool.  Elles jettent leur dévolu sur un espèce de cochon en plastique qui a un micro et des cheveux, faque dans leur jeu c’est une fille.

On est sur le bord du fleuve, on est clairement pas les seuls à avoir eu l’idée de sortir ici, il y a beaucoup de monde.  Les enfants finissent de manger avant moi, partent avec leur cochon en plastique et vont jouer un peu plus loin.

C’est quand j’ai la bouche pleine que je les entends, parce que tsé des enfants ça parle toujours fort lorsque vient le temps de faire rougir leurs parents.

–  Heille, moi je suis la fille cochonne.

– Ben moi je suis la mère chochonne.

–  Ok, d’abord, on est une famille de cochonnes.

 

Après avoir avalé ma bouchée de travers et sous les regards un peu trop amusés des passants, je suis aller leur rappeler qu’on ne disait pas une cochonne pour une femelle cochon pis je les ai attirés à l’intérieur avant que leur jeu ne dégénère.   J’avais eu ma dose d’humiliation pour la journée.

Un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *