Jeudi confession

Si vous êtes parents, vous avez sans doute déjà dû subir les plaintes interminables de vos p’tits à propos de la p’tite grafigne qu’ils ont sur le bras.  Visible seulement à l’aide d’un microscope super puissant.   Histoire vraie :  ma fille n’a pas vraiment pleuré lorsqu’elle s’est cassé le coude.   Par contre, si sa soeur l’effleure en passant à côté d’elle le matin, je suis pas mal certaine que les voisins doivent songer à téléphoner au 911 pour rapporter des cris de détresse.

Moi, je trippe pas tant à me faire pleurer dans les oreilles par un enfant qui pense que son éraflure minuscule mérite un transport en ambulance. Faque, je me confesse, j’achète la paix.  Ou plutôt j’achète des plasters.  La fille qui capote quand il y a une vente de pansements au Jean Coutu, c’est moi!  J’en ai plein.  De pleins de couleurs.  Avec des p’tits bonhommes.  Des fleurs.  D’autres cossins du genre.  J’ai un tiroir de ma salle de bain consacré uniquement aux band-aid. 

Pis si mes enfants se font mal, ils ont le droit de se mettre un pansement.  Même deux s’ils arrête de torturer mes tympans.  C’est comme un buffet, mais pour les bobos.  Même les bobos imaginaires.  Parce que, faisons le calcul :  une boite de plasters en liquidation à la pharmacie ça coûte 2$.  Y’en a 20 dans la boite.  Ça fait 10 sous pour que ma progéniture cesse de s’époumoner comme sa vie en dépendait.  Faque, servez vous les p’tits.  Je leur laisse même se mettre des band-aid de Star Wars dans le front si ça leur fait plaisir.  Parce que, 10 sous, pour pouvoir continuer de lire tranquille dans mon divan, c’est pas cher payé.

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Jeudi confession

Avec mes enfants, j’aspire à leur apprendre à être de bonnes personnes, à avoir de l’empathie pour les autres.  Je veux que mes enfants voient le bon côté des gens, même quand c’est pas toujours facile – voire impossible.  J’essaie de leur faire réfléchir aux raisons qui peuvent pousser un ami à être moins gentil pis toute la patente.  Pis je pense que ça marche.  J’ai vu mes enfants écrire des p’tits mots d’encouragements à des camarades de classe, aller consoler un p’tit gars qui avait été puni, offrir des explications pour le comportement plus ou moins acceptable d’une connaissance pis tout le reste.

La semaine dernière, mon fils est revenu de l’école bien tristounet parce qu’un ami avait mangé la collation spéciale qu’il avait eu le droit d’apporter en classe.  Les freaking rolo qu’il me réclamait depuis longtemps.  Et il m’a dit que peut-être que celui qui les avait pris l’avait fait parce qu’il avait vraiment faim.  P’tit coeur.

Moi, je me confesse, quand on fait des trucs de même à mes enfants, mes pensées sont loin d’être aussi pures que celles de ma progéniture.  Je peux leur enseigner la compassion pis toute la patente, mais dans les faits, quand on fait de la peine à mes p’tits j’en ai pas ben, ben.  Voire même pantoute.  Pis des fois j’ai même des idées pas ben ben fines.

Je ne le dirai pas à mes enfants, je vais continuer de leur enseigner la gentillesse pis toute, mais ça ne m’empêchera pas d’avoir envie de faire une grimace au p’tit pas fin.  Tsé.

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Jeudi confession

Les parents à la maison me comprendront, c’est souvent quelque chose de sous apprécié.  Pis malgré toutes les complaintes, les articles sur internet puis tout le reste, ça ne change pas tant.

Mais, faut que je me confesse, j’ai trouvé la façon infaillible de changer tout ça.  Maintenant, Chéri voit à quel point c’est incroyable d’avoir un parent à la maison.  Mon truc?  Retourner travailler.

Chéri, en train de faire faire les devoirs de l’une, de préparer les lunchs des autres et de consoler l’autre, a réalisé que un parent à la maison ça te rend la vie « légèrement » plus facile.

Sur ce, je vais retourner signer les 3253 papiers d’école pis plier du linge, à l’infini. À 22 heures le soir.  Je prendrais bien un parent à la maison.

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Jeudi confession

Chez nous, l’été ça ressemble aux étés de mon enfance.  Aller chercher des amis à vélo, passer beaucoup de temps dans la piscine, des parties de botte la cannisse et autres jeux du genre, faire des feux le soir pour manger des guimauves.  Ma cour est souvent pleine d’enfants.

Si y’a pas si longtemps je roulais les yeux au ciel lorsque mes enfants voulaient inviter des amis, maintenant qu’ils sont plus grands ça fait bien mon affaire.  Ils n’ont pas besoin d’une surveillance constante, je peux les pitcher dehors, je passe les Mr. Freeze que mes enfants refusent de manger et ça élimine pas mal de chicanes de soeurs.

Mais je me confesse, je dirige pas mal le choix d’amis de mes p’tits.  Si ils sont entourés d’amis géniaux, y’a aussi la p’tite fille qui m’a demandé d’aller l’essuyer à la toilette, celle qui refuse de ranger, celle qui m’a fait de l’attitude parce que j’ai dit que la baignade était terminée et celle qui insiste pour porter le linge de mes enfants.  Alors quand mes filles me demandent si elles peuvent appeler une amie, je m’assure de leur faire quelques suggestions d’amis qui … me laisseront tranquille hé! hé!

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Cet hiver, j’ai passé beaucoup (trop?) de temps à l’aréna.  Entre le hockey-école le matin et les cours de patin deux fois par semaine, ça fait beaucoup d’heures dans cette place.

Et là, c’est cute des p’tits qui apprennent à patiner, pis mes enfants je les adore pis je les trouve bons.  Mais je me confesse, je suis la mère dans les estrades qui ne regarde pas ses enfants.   Je sais, je sais, c’est horrible.  Mais que voulez vous, j’ai rarement du temps seule avec moi même, alors quand ils sont sur la patinoire, j’en profite pour lire un peu sans que personne ne vienne me demander de l’essuyer ou de lui éplucher une pomme.

Pire encore, chaque fois qu’ils sortent, je leur dis à quel point je les ai trouvé bons.  Ben quoi, faut que je les encourage pour qu’ils continuent, si je veux continuer à pouvoir lire, tranquille, assise confortablement (?) sur un banc d’aréna.

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Travailler de la maison comporte beaucoup d’avantages :  je n’ai pas besoin de sortir de mon pyjama, je peux écouter de la musique à tue-tête et les conditions routières ne me dérangent pratiquement jamais.

Travailler de la maison avec 4 enfants, c’est parfois un peu moins facile.  Mais j’ai de la chance, mes enfants sont plutôt du type indépendant, ils me réclament rarement pour les amuser. Mais reste que parfois j’ai besoin de concentration et que ce ne sont pas les personnes les plus silencieuses que je connais.  Dans ce temps là, je les mets dehors.  Au sens propre du terme.  Le grand air ça leur fait du bien, et ça me permet de faire des téléphones sans que quelqu’un s’exclame en background :  Mamaaaaaaaaaan, y’a pu de papier de toilette pis j’ai fait CACA.

Mais là, faut que je me confesse, des fois je dis à mes enfants que je dois travailler pis c’est même pas vrai.  Parce que pour une mère, avoir une heure toute seule, c’est précieux.  Faque mettons que ça m’arrive de mettre mes enfants dehors pour écouter un épisode d’une série kétaine sur Netflix en mangeant un peu (!) de chocolat.  Ou pour lire un livre.  Ou pour niaiser sur Facebook.  Désolée les enfants (mais pas vraiment).

 

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Chaque parent a ses lubies.  Mon chum lui, c’est le partage.  Mes enfants sont drillés  chez nous faut partager.  Tout le temps.  Tout (ou presque).  Mon chum, c’est super cool, c’est le genre de père qui va donner son dernier morceau de bacon à l’enfant qui arrive dans la cuisine.  C’est aussi celui qui va laisser à sa blonde le dernier morceau de gâteau au fromage parce que tsé, le partage.

Moi, je me confesse, je ne suis pas comme ça.  Voyez vous, si je partage ben des affaires avec mes p’tits – mes livres, mes souliers, mon maquillage que je n’utilise pas de toute façon – il y a des choses que je refuse de partager :  ma bouffe-réconfort. Celle que je mange quand j’ai eu une dure journée.  Celle que je cache au fond d’un tiroir à l’abris des regards indiscrets.

Faque, quand mon chum me voit en train de manger un chocolat Lindt en vitesse dans un coin de la cuisine, il me fait la morale ou presque.

Alors maintenant, je ne me cache pas juste des enfants quand je mange (trop) de jujubes, je m’arrange pour être loin de Chéri et de ses valeurs de générosité qui sont pas très bonnes pour ma santé mentale.  Puis, en plus, ça me permet d’échapper aux tâches ménagères qu’il accomplit dans un temps record pendant que je suis derrière la porte fermée de ma chambre en train de grignotter un peu (!) de délicieuses friandises.  Désolé chéri, je ne suis pas aussi vertueuse que toi!

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Jeudi confession

Je me rappelle, lorsque j’ai accouché de ma plus vieille, je fréquentais un forum de mamans.  Si vous avez déjà participé à ce genre de communauté, vous savez ce que c’est, il y a de l’entraide, des conseils, mais aussi des débordements, des chicanes pis toute.

Puis, les réseaux sociaux sont arrivés, ce sont développés, et ça a progressivement remplacé les forums, du moins pour moi.

Heille, c’est tu pas magique, besoin de conseil médical, y’a toujours 2 ou 3 travailleurs de la santé dans tes amis Facebook.  T’as besoin d’un nouveau vélo pour Junior?  Y’a quelqu’un qui s’y connait qui va te conseiller et/ou t’en vendre un.   Besoin d’une recette santé pour le gâteau du premier anniversaire de bébé?  Yep, une recette testée et approuvée par un ami qui partage tes tendances pas trop sucrées pour les p’tits.  Sérieusement, Facebook et le reste m’ont plus d’une fois donné un bon coup de main.

Mais je me confesse, y’a une affaire qui m’énerve :  le monde qui sont meilleurs que tout le monde … et qui ne se gêne pas pour te le faire savoir.   Ok, si j’écris un statut Facebook pour rire-afin-d’éviter-de-pleurer parce que ma fille s’est sacré des Bunchems dans la tête pour faire rire ses amies, m’envoyer un message privé pour me dire à mots couverts que je suis une mauvaise mère parce que tsé c’est écrit dans la boite que ça va pas dans les cheveux, c’est un peu(!) chiant.   Encore plus si on ne se connait pas.

Parce que c’est ça aussi le merveilleux monde des réseaux sociaux, c’est de purs inconnus qui viennent te faire la morale.  Pis ça j’haïs ça.  Je suis pas si pire avec le sarcasme pour répondre à ces gentils-parents-parfaits, mais je sais aussi que parfois, on a pas envie de se faire remettre sous le nez ce qu’on sait trop bien, surtout quand on a pas dormi depuis 3 jours parce que la gastro fait l’tour de la maison.  Faque, je te le dis, si t’es l’genre de personne qui répond à la fille qui a mis une photo de son écran d’ordi barbouillé au Sharpie :  En tout cas, chez nous tous les crayons permanents sont sous clefs, comme ça ce genre d’accident n’arrive pas.   t’es le genre de personne qui m’énerve, désolée (pas tant).   À la place, soit le genre de personne qui donne le truc pour effacer le marqueur permanent, comme celle qui l’a fait pour moi et à qui je serai reconnaissante pour le reste de ma vie !

p.s.  on le sait que même si tu dis le contraire sur Facebook, c’est pas toujours parfait chez vous.  Oui, oui.

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Chéri ayant des horaires atypiques, ça m’arrive souvent d’être seule avec ma gang.  Et ayant 4 enfants, ça m’arrive semi-souvent d’avoir besoin de relaxer.  Non, je devrais dire ça m’arrive régulièrement d’avoir besoin de relaxer, mais ça m’arrive parfois de mettre mon plan à exécution.  Mon lieu de prédilection :  le bain avec mon Kindle.

Et là, 3454 sur 3455, y’a un enfant qui se retrouve dans la salle de bain je ne sais trop pourquoi.  Je sais pas quoi faire.  Ma soeur m’a traité de Washington.  (Histoire vraie.) Je l’ai traité de Washington parce qu’elle m’a traité de Chicago (On est rendu à deux enfants dans la salle de bain.) Combien il reste de jours avant l’Halloween.  Pis tout le reste.   Et ciao la relaxation.

Je me confesse, cette année je prends une résolution :  je barre la porte.  Pis j’apporte des écouteurs.  Parce que, j’avais abandonné le barrage de portes pour cause d’enfants qui me parlaient sans arrêt au travers de la dite porte.

Ça devrait être une résolution facile à tenir.  Jusqu’à temps que mes enfants réussissent à débarrer la dite porte avec une bobépine.  Donc, si je me fies à la tendance je devrais avoir 3 bains toute seule en 2017.

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1Au début du mois, je suis retourné sur le marché du travail.  C’est une super job, pour une cause qui me tient à coeur, stimulante et tout et tout. Je suis donc plus que contente d’être là.

Et les avantages son nombreux :  possibilité de télé-travail en partie, des horaires modulables pour la conciliation travail-famille, des collègues trippantes et tout et tout.

Mais faut que je me confesse, un des avantages non-négligeable d’être de retour au travail …  c’est la possibilité d’aller faire pipi sans que personne ne me suive/ne me parle/ne glisse ses doigts sous la porte.  Je les aime mes p’tits mais on sous-estime ben gros le luxe d’aller à la salle de bain en paix avant d’avoir des enfants.

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