Fête des mères , cadeau (presque) parfait

Chaque année mes enfants rapportent, pour la fête des mères, une superbe carte qu’ils ont confectionné avec amour pendant les heures de classe.  C’est un super cadeau, et comme je suis une super mère, je les garde pendant au moins 3 ou 4 mois sur mon bureau. Parmi tous les papiers pêle-mêle.

Et là je me suis dit que je donnerais un coup de main à tous ceux qui ont envie de faire faire une carte pour la fête des mère en leur fournissant de quoi mettre dedans.  Pas un texte touchant, un poème ou autre truc du genre. Nope.  Un (ou des ) coupon à glisser dedans.  Un coupon qui fera plaisir à celle à qui vous l’offrirez.

À modifier selon les enfants, parce qu’on le sait, ils savent ce qui nous fait vraiment plaisir (et ce qui nous fait rager!).

Message à ma progéniture :  je m’attends à recevoir au moins une dizaine de coupons, pis j’en veux au moins un qui stipule pas de chicane pour la *bip* d’assiette rose.

 

Merci!

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Humilier sa mère, avec son vocabulaire

Mes enfants sont bons dans bien des choses :  faire des faces cutes, donner des câlins, lire, inventer des histoire et … humilier leur mère.

Si les filles me donnent moins souvent l’envie de disparaitre six pieds sous terre en public, mon fils a joyeusement pris la relève de façon exemplaire.

C’est cute un enfant de cet âge dont le vocabulaire n’est pas tout à fait au point.  Tsé, quand fiston me dit qu’il y a une grosse mascotte dans la cour, au lieu d’une marmotte, ça me fait fondre.

Pour une raison que j’ignore, Junior inverse le « pû » et le « dû ».  Ça donne lieu à des phrases comme « Maman, t’aurais dû renverser mon verre en passant« .  Pis c’est quand même cute.

Jusqu’à ce que je sois dans un stationnement avec mon fils et qu’on rencontre une mère avec ses enfants.  Et que l’un de ceux ci décide de s’échapper de la main de sa mère qui tente tant bien que mal de le rattraper tout en essayant de retenir ses autres enfants.

Fiston s’est fait dire à plusieurs reprises de ne pas s’éloigner de moi dans les stationnements, et après 3245423 avertissements il se pense un peu (!) bon lorsqu’il se rappelle de me donner la main pour ne pas se faire écrapoutir.  (Ses mots, pas les miens).

Faque lorsqu’il a vu le garçon s’élancer, il s’est écrié :  Maman.  Il aurait DÛ se faire frapper!

Je me suis dépêchée d’entrer dans l’épicerie – en répétant à mon fils aurait PÛ, aurait PÛ – sous le regard d’incompréhension de la mère qui devait se dire que si Fiston marchait si près de moi c’est parce que chez nous on faisait des menaces aux enfants.

Désolée Madame, on ne souhaite pas vraiment de malheur à personne!

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Nos traditions

Il y a quelque temps, Châtelaine et les biscuits Tradition 1905 de Leclerc m’ont demandé quelles traditions étaient importantes pour ma famille. Bien qu’on en ait quelques-unes, j’ai tout de suite su laquelle avait le plus d’importance pour moi : l’histoire du soir.

La lecture a toujours occupé une grande place chez moi. Lorsque j’étais petite, mes parents me lisaient toujours une histoire du soir. Enfin, deux histoires. Les mêmes, en alternance tous les soirs. Et pas question de la raccourcir parce que je connaissais tous les mots par cœur. Si vous demandez à ma mère, je suis certaine qu’elle fait de l’urticaire lorsqu’elle entend parler de Pablo le Pingouin qui n’aimait pas le froid. Ça a été pour moi le début d’une grande histoire d’amour avec les livres, et j’avais envie de transmettre cette passion à mes enfants. Mais comme on apprend des erreurs de ses parents, j’ai décidé d’introduire de la variété dans l’histoire du soir. La tradition s’est installée, et chaque soir, avec tous les enfants, avant qu’ils aient au lit, mon conjoint ou moi leur lisait une histoire. On a lu des histoires courtes, d’autres plus longues, des histoires de dragons ou de fées, des histoires de monstres, des histoires drôles, des histoires pour apprendre de nouvelles choses… Puis un jour, il est arrivé ce qui devait arriver : les enfants ont vieilli et, comme ils étaient devenus d’habiles lecteurs – du moins pour les plus vieux –, ils avaient pas mal moins d’intérêt à écouter leur mère faire de drôles de voix (ben quoi, j’aime bien ça mettre de la vie dans mes lectures!).

Je n’étais pas prête à faire le deuil de cette tradition. Je me suis dit qu’il y avait surement un moyen de garder la famille réunie le soir autour d’un livre. On l’a donc modifiée : maintenant, ce sont les enfants qui lisent l’histoire du soir. Tour à tour, ils choisissent un livre et c’est à eux de faire les drôles de voix (c’est héréditaire, faut croire!). Ils adorent ça; ils font même des choix à la bibliothèque spécifiquement pour les lire à leur fratrie.

Et quoi de mieux pour donner un peu de punch à une tradition que de la jumeler à une autre! C’est pour ça que maintenant, le vendredi, on lit l’histoire du soir en pyjama avec une collation qui me rappelle mon enfance : les biscuits Tradition 1905 de Leclerc. Regardez ICI je suis certaine que vous aussi vous y retrouverez des souvenirs… au goût du jour! Pour ma part, j’ai beaucoup de plaisir à voir mes enfants déguster les biscuits que j’aimais tant quand j’avais leur âge.

 

Et j’espère bien que cette tradition se poursuivra lorsque mes enfants auront des enfants à leur tour. En tout cas, moi je serai la grand-mère qui attendra les petits avec un livre et des biscuits!

 


 

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Jeudi confession

2  Ce matin, quand je me suis levée (trop de bonne heure), il neigeait.  Mes enfants étaient surexcités pis moi je serais retourné me coucher.

Quand j’ai récupéré mon fils à Passe-Partout j’ai vu tous les p’tits bien emmitouflés dans leurs bottes chaudes, leurs gros manteaux et leurs mitaines qu’ils n’ont pas encore égaré.  Pis j’ai regardé mon fils et je dois me confesser :  C’est de ma faute si vos enfants reviennent de l’école en chialant que PERSONNE ne porte de manteau d’hiver encore pis que TOUT LE MONDE va à l’école sans bottes Sorel.

Mes enfants étaient ce matin, encore vêtus de leurs manteaux d’automne, de leurs bottes pas chaudes pis même nu-mains.  Pis ne vous méprennez pas, c’est pas parce que je suis une mère cool qui laisse ses enfants faire tout ce qu’ils veulent.  Voyez vous, c’est que outre le fait que mes enfants ont toujours chaud (il n’y a pas si longtemps fiston se promenait encore pieds nus dehors), c’est que je n’ai aucune organisation pis que les manteaux d’hiver sont quelque part dans un garde-robe.  Pis les bottes dans un autre.  Pis les mains nues?  Je me trouvais vraiment hot, j’avais acheté des gants magiques en bonne quantité.  Ça aura pris 4 jours pour que les 5436 paires disparaissent.  Et comme j’aimerais garder les mitaines pour quand il fera frette, je ne les sortirai pas tout de suite.  Je vais retourner au Dollarama acheter 32425 paires de gants magiques.  Pis trouver le stock d’hiver.  À un moment donné.  Avant qu’il fasse moins 30 promis.

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Jeudi confession

1Je me rappelle, avant d’avoir des enfants d’âge scolaire, à quel point j’avais hâte que mes p’tits entrent à l’école.  Pas pour la routine pis les affaires plates, mais pour qu’ils apprennent à lire, qu’ils se fassent des nouveaux amis, qu’ils participent à des activités parascolaires pis même qu’ils apprennent à jouer de la flûte à bec.  J’ai dû me charger de l’enseignement de la flûte à bec puisqu’il n’y a pas de musique à l’école de mes enfants, mais pour le reste, je n’ai pas été déçue.

Mes enfants ont maintenant un amour démesuré pour la lecture, ils ont un peu trop d’invitations pour des fêtes d’amis, ils s’époumonnent sur l’heure du dîner avec la prof de chorale puis ils ont rencontré des adultes beaucoup plus cool que leurs parents : les profs.

Puis, ma Miss Dragon a fait son entrée à l’école.  Ça a été tout, sauf discret : des cris, des pleurs et tout le reste pour la moitié de l’année de Passe-Partout.  Malgré tout, elle en est venue à aimer l’école, merci au prof de maternelle.

Mais je me confesse, cette année, pour la première fois depuis que mes enfants sont en âge de prendre l’autobus j’ai eu envie de dire un gros F**K YOU à l’école.   Pourtant, ma Miss a un prof génial.  Vraiment je n’aurais pas pu demander mieux.  Un prof qui s’y connait en dyspraxie, qui a su mettre en place des mesures sans qu’on aie besoin de le demander, qui prend du temps pour rassurer ma fille.
Mais lorsqu’elle est arrivée en pleurant hier, en me disant que l’école c’est trop difficile pour elle, qu’elle n’est pas bonne, qu’elle n’y arrive pas, j’ai ravalé mes larmes, je l’ai consolé, je lui ai rappelé à quel point elle avait fait des progrès, qu’elle était maintenant une lectrice chevronée et tout le reste.  Puis j’ai revisé ses mots d’orthographes avec elle en sachant très bien que même si elle les écrivait sans faute ce soir là que vendredi, lorsqu’elle devrait les écrire dans une phrase elle oublierait des lettres, en ajouterait en double, puis que lundi prochain elle en pleurait encore en les corrigeant.  Puis ce soir là, je l’ai couché avec moi, pour mettre un baume sur son coeur et sur le mien.  J’ai eu envie de dire des gros mots à l’école parce que je déteste la voir comme ça.

Malgré ça, je vais continuer à mettre un sourire dans ma face lorsque je parle de l’école, à l’encourager, à en mettre un peu trop pour lui faire aimer l’école.   Parce que c’est important.   Puis, je vais continuer à lui donner des bonbons en cachette pour l’encourager à faire ses devoirs sans pleurer.

Puis, je vais continuer à être fière d’elle, parce que c’est peut-être pas celle qui a les meilleures notes, mais c’est celle qui travaille le plus fort.

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Humiler sa mère, en chantant un petit air!

1Si vous avez des enfants qui sont en âge de parler, vous le savez, la maternité est composée d’une bonne dose d’humiliation.  Quoi de plus charmant qu’un enfant que vous trainez avec vous dans une cabine de toilette publique et qui s’exclame avec toute la discretion dont il est capable «  MAMAN est-ce que tu fais CACA.  oui, CACA. »

Puis, on se dit, avec l’âge ça va passer.  Spoiler alert :  ça ne passe pas.

Je fais des commissions avec ma Miss Dragon.  Et comme à son habitude, elle parle, parle, parle.  Chante.  Parle.  Chante.   Bon, je suis honnête, je ne porte pas toujours attention à ce qu’elle dit, parce que 4 enfants qui parlent de Pokémon pis autres trucs du genre ça vous apprend à filtrer.

Alors je suis en train de choisir des bananes assez petites pour les faires entrer dans la valise à banane de ma fille (oui, une valise à bananes.) et je l’entend chantonner derrière moi.  Puis bon, elle y met bien du coeur.  Je m’approche puis je réalise ce qu’elle chante.  Avec beaucoup, beaucoup d’entrain.

« Pussy, pussy, pussy, pussy, pussy, FEU!  Pussy, pussy, pussy, pussy, pussy, FEU! »

Ok.  Après deux « refrains » je suis certaine de ne pas être victime d’une hallucination auditive pis ma face reflète bien ma stupéfaction.  Mais de quessé que c’est ça.  L’influence de Donald Trump ou de je ne sais quoi.

– Heu, ma chouette, c’est quoi cette chanson là?
– Ben, c’est une chanson que j’ai inventé.  Tsé mon Pokémon à l’école, celui qui est sur mon casier, son nom c’est Poussifeu.  Faque je lui ai fait une chanson.

– C’est super.  Mais qu’est-ce que tu penses si on garde cette chanson là pour la maison. Je ne voudrais pas que quelqu’un nous la vole, tsé.

Pis j’ai pris mes bananes, je me suis cachée dans mon manteau pis je me suis dépêchée à aller me cacher dans une rangée éloignée.

Alors mes excuses à tous les gens du Costco qui ont eu droit à ce superbe hit, à l’avenir on le garde pour chez nous!

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À toi, la mère que j’ai croisé au parc

balançoireAllô à toi, oui toi, la mère que j’ai croisé au parc.

J’ai vu ton regard lorsque t’es arrivée avec ton adorable fiston et que tu t’es aperçue qu’il y avait cinq enfants bruyants (ben non, j’ai pas adopté un p’tit, c’est juste que des fois je trouve que quatre c’est pas assez pis j’en emprunte un au passage.) qui couraient dans tous les sens en criant.  T’avais le goût de rebrousser chemin, mais t’avais pas envie de subir LA crise de ta progéniture.  Faque t’es restée, en me jugeant très fort du regard.

Je sais.  J’étais assise là, à ignorer le bruit et tout le reste.  Pis toi tu trouvais que ça ne faisait pas de sens.  Pis je te comprends.  J’ai déjà été à ta place. J’ai déjà roulé les yeux devant la mère qui surveillait ses enfants du coin de l’oeil sans leur interdire de grimper par la glissoire.  Pis j’ai eu trois autres enfants.

Le parc, c’est devenu pour moi LA place pour relaxer.  Cette journée là, je m’étais levée trop tôt – merci au chat qui a vomi dans la cuisine, juste au bon endroit pour qu’un enfant puisse marché dedans et faire la crise du siècle – après m’être couchée trop tard – merci à Netflix et ma capacité à me mentir à moi-même « Juste un autre épisode, après dodo » .   J’avais réussi à prendre une douche en répétant 324 fois  » Je. Suis. Dans. La. Douche.  Attendez que je sorte, ça sera pas long« .  Puis à plier 432 brassées tout en animant une partie de Uno, gérant le dégât de pâte à modeler sur la table de la cuisine et expliquant les règles du jeu d’échec.  J’avais aussi cuisiné avec les enfants, ce qui équivaut à dire que j’ai dû laver la cuisine au complet pis la salle de bain et le salon, parce que la farine c’est volatile.  J’avais aussi joué au lifeguard et observé 23643 affaires dignes de mentions selon mes enfants.  Oh, sans oublié les 323 chicanes qui sont venues à mes oreilles.

Faque vers 15h, l’heure où les camps de jours se terminent et que les parcs sont déserts, j’ai dit aux enfants « Venez vous en, on s’en va! » et j’avais l’intention de rien faire pantoute.  C’est pour ça que j’avais choisi un parc où il n’y a jamais un chat.

Je sais, cinq enfants bruyants, c’est un peu gossant.  Mais crois moi, on apprend vite à ignorer les cris de joie et à lever les yeux juste pour les sons – ou les silences – qui sonnent l’alarme.  Pis je l’sais, c’est plate que mes enfants aient le droit d’être nu pieds alors que tu tiens à ce que ton p’tit garde ses sandales, parce que lui il veut les imiter.  Pareil pour le fait que tu ne veux pas qu’il grimpe sur le rocher un peu trop haut, qu’il court dans les jeux d’eau ou qu’il se roule dans le sable.  Mais qu’est-ce que tu veux, je suis une mère un peu lousse.  T’inquiète pas, je mets des limites, mes enfants font attention aux autres, ne leur enlève pas leurs jouets pis rien de tout ça. Ils font juste déplacer ben de l’air pendant que moi je reprends mon souffle.

Pour toi le parc c’est l’endroit où tu t’amuses avec fiston, pour moi c’est celui où je les laisse lâcher leur fou pour pouvoir continuer à m’amuser avec eux.  Pis je pense que, comme pour ben d’autres choses, les deux peuvent coexister.  Puis, fais toi en pas, on restera pas trop longtemps, je ne voudrais pas ête prise pour faire la conversation avec un parent que je ne connais pas.

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La maison hantée

1Il y a quelques années, lorsqu’on a acheté la maison ici, je ne me doutais pas qu’elle avait un p’tit quelque chose de spécial.  Pis là je dois me rendre à l’évidence, y’a définitivement des fantômes qui vivent avec nous.

J’me suis fait à l’idée, puis maintenant je connais pas mal tous les habitants mystérieux de notre demeure.

Y’a le fantôme gourmand.  Il mange beaucoup, parce que chaque fois que je trouve un papier d’emballage, un coeur de pomme ou des miettes par terre, c’est jamais un des enfants.

Y’a le fantôme de la salle de bain.  C’est celui qui laisse des traces d’eau un peu partout, qui joue avec les bouteilles de shampooing pour s’en faire des recettes et qui laisse des débarbouillettes mouillées dans le fond du bain.  Curieusement il sévit pas mal toujours aux heures où les p’tits se lavent.  Mais quand je pose la question « Qui a mis de l’eau partout? » c’est aucun d’entre eux, ne reste que le fantôme de la salle de bain à blâmer.

Y’a le fantôme maladroit. Celui qui renverse les plantes, les bols d’eau des chats ou les constructions de Lego.  Ok, celui là est peut-être parfois aidé des animaux de la maison.

Y’a le fantôme pas-propre.  Celui qui laisse du sable sur mon plancher fraichement lavé ou des traces de doigts dans la porte-patio que Chéri vient de frotter.

Y’a le fantôme de la chicane.  C’est toujours lui qui sème la zizanie, parce que si je tente de savoir ce qui s’est passé lorsque ma marmaille arrive en pleurant, c’est jamais un d’entre eux qui est la cause des larmes qui troublent mon mangeage de chips en cachette.

Y’a le fantôme puant.  Celui qui passe quand on  est à lire l’histoire du soir et qu’une odeur nauséabonde se fait sentir.  Si je questionne les 4 auditeurs qui m’entourent, évidement qu’ils n’ont pas pété, tsé.

Et le plus désagréable, le fantôme du désordre.  Celui qui laisse trainer les jouets sur mon gazon.  Des verres sur ma galerie.  Des morceaux de Lego sur le plancher.  Celui là vient en paire avec le fantôme malpoli, celui qui laisse s’échapper des gros mots à la vue de la salle de jeux ou de la douleur d’avoir marché sur le p’tit morceau oublié.  Parce que moi, dire des gros mots?  Jamais de la vie.  Tsé.

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Ces phrases là.

1Quand tu deviens parent, il y a quelques phrases qui deviennent, hum, irritantes.  Tsé, ces phrases que tu ne veux pas entendre.  Et ce n’est pas toujours celles auxquelles ont s’attendait.  Dans mon p’tit livre de phrases maudites il y a :

 

  •  Maman, j’ai envie de caca.   Toujours prononcée au moment le plus inopportun :  quand tu es en voiture, pris dans le traffic sans possibilité d’en sortir dans un avenir rapproché, quand tu viens de passer 3425 minutes à essayer d’enfiler les habits de neige de tout le monde, quand t’es en train de manger au restaurant (point bonus si s’est prononcé en chuchotant comme un enfant de deux ans, i.e. le plus fort possible.)

 

  • Qu’est-ce qu’on mange?  Va être inévitablement suivi de :  yark!, Encore? et/ou J’ai pas le goût de manger ça. 

 

  • J’vais l’dire à maman!  Toujours criée ou prononcée sur un ton plaignard, vous assurant que vous pouvez monter le volume de la radio et chanter à tue-tête pour éviter tout ce qui va suivre cette phrase.

 

  • Viens pas dans ma chambre! (dans la cuisine/la salle de bain/ n’importe où.) Soyez assurés que vous devez vous rendre dans l’endroit interdit le plus rapidement possible où vous y trouverez probablement un dégât/une bêtise/un objet brisé/un désordre/toute autre affaire qui va vous faire dresser le poil sur les bras.

 

  • C’est pas de ma faute!  C’est assurément de sa faute.

 

  • Maman, on a une présentation orale à préparer.  Dans mon temps (je suis siiii vieille), on allait à la bibliothèque pour faire des recherches, on prenait un gros carton sur lequel on collait deux ou trois affaires pis ça finissait là.   Pour une raison que j’ignore, les présentations orales actuelles demandent 2 ou 3 diplômes, une connaissance approfondie de Powerpoint et beaucoup de temps.  Multipliez ça par le nombre d’enfants que vous avez (parce que oui, ils font tous ça dans la même semaine) et vous obtenez une p’tite envie de vomir lorsque vous entendez cette phrase maudite.

 

  • Maman, y’a la p’tite fille assise à côté de moi dans la classe qui a vomi/a des poux / autre bobo dont vous ne voulez pas chez vous.  Je pense que ça ne nécessite pas d’explications.  Je fais de l’urticaire chaque fois que je reçois une feuille de l’école m’avertissant d’un cas de quelque chose dans une des classes des enfants.

 

  • Ma p’tite maman d’amour que j’aime à la folie la plus gentille de toutes les mamans du monde entier.  Oui, c’est super cute.  Malheureusement, 99% du temps c’est suivi d’une demande à laquelle vous n’avez pas envie de répondre positivement mais que vous vous sentez obligée d’accepter.  Genre vous rhabiller alors que vous veniez de vous mettre en mou parce que votre progéniture veut aller jouer chez un ami.

 

  • Maman, j’avais oublié de te dire …  (que je dîne à l’école demain / qu’on doit se déguiser en cochon pour la pièce de théatre ce pm / que je n’ai plus de crayon rouge et que j’en ai besoin pour l’école dans 10 minutes ...)  Assurément, vous devrez courir comme une poule pas de tête et faire des miracles.

 

  • Maman, est-ce que je peux avoir d’autre brocoli?  Je sais, vu comme ça, ça l’air d’une super phrase.  Sauf que voyez vous, si mes enfants redemandent quelque chose assurément je n’en ai pas fait assez pour leur gourmandise.  Alors la fois d’après je fais en faire plus.  Et cette fois là, ils vont avoir décidé que la moitié de la portion qu’ils ont mangé la dernière fois, c’est en masse.  À. Chaque. Fois.

 

Pis vous, c’est quoi les phrases que vous n’en pouvez plus d’entendre?

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Jeudi confession

4  Avoir quatre enfants, ça veut dire 4 fêtes par année.  En fait depuis qu’ils sont plus vieux, c’est plus 8 fêtes par année :  pour chaque enfant une en famille, avec les grands-parents et une fête d’amis.  Si la fête avec la famille est plutôt facile à planifier/gérer, faut que je me confesse, les fêtes d’amis …  c’est un calvaire.

Pourtant, mes enfants ne sont pas difficiles, ils ne me demandent pas grand chose : un gâteau sur un thème de leur choix ( Maman, c’est pas grave s’il est pas beau, faut juste qu’il soit bon!   m’a dit ma fille cette semaine.)  et des amis.

Malgré ça, j’aime pas ça.  Il y a d’abord la planification de la patente.  Faut que je trouve de quoi pour occuper ce petit monde.  Et je me casse la tête pour être cool.  Parce que mes enfants ont des amis avec des parents extraordinaires qui leur planifie des affaires incroyables.  De la chasse aux trésors, en passant par le Récréofun jusqu’au café céramique, je ne voudrais pas être en reste.

Viens ensuite la fête elle même.  Même si j’invite toujours seulement du monde très gentil (l’avantage de rester dans un p’tit village, on connait bien tous les enfants hé hé) , il y a toujours au moins un enfant qui n’a pas envie de faire l’activité prévue/un qui se chicane/un qui me demande d’aller l’essuyer à la toilette (histoire vécue!)/ un qui n’aime pas la collation / un qui s’ennuie de sa mère etc.

Pis, on m’a demandé souvent pourquoi je n’avais pas de garderie tant qu’à être à la maison : c’est pour ça.  J’ai zéro talent pour entertainer un groupe d’enfants.  Les miens ça va. Faire de la discipline avec ceux des autres, non merci.  Après une fête d’enfant j’en ai pour un mois à m’en remettre … juste à temps pour commencer à préparer la prochaine.

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