Jeudi confession

Ce midi les enfants sont revenus de leur dernière journée d’école.  Si j’en ai une qui versait des larmes, moi j’avais envie de fêter :  pu de cadran, pu de lunch, pu d’horaire.  La belle vie.

Et là, alors que je contemple la pile de papier que je vais devoir envoyer au recyclage à l’insu de mes enfants, je suis en train de me dire qu’on aurait pu finir avant.  Je me confesse : je trouve que l’année scolaire est trop longue.  Les deux dernières semaines sont de trop.  Si c’était juste de moi je couperais deux ou trois sorties, quelques vendredi après-midi passés à écouter des films pis un ou deux cours d’éthique et culture religieuse (oups!) et je finirais ça début juin.  Non?

Sur ce, je m’en vais profiter du fait que mes enfants sont enfin à la maison pour leur refiler 3 ou 4 affaires plates à faire pendant que je relaxe.  C’est enfin les vacances après tout!

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Jeudi confession

Je l’ai déjà dit, je ne suis pas très bonne sur le partage.  C’est mon chocolat pis je le mange en cachette pour être certaine de ne pas devoir en donner une bouchée à une de mes p’tites mouettes.

Bon, je ne peux pas toujours me cacher pour tout. Alors je développe différentes stratégies.  Ma préfèrée : l’adultisation des affaires.   Je me confesse, je fais accroire à mes p’tits que pleins de trucs chez nous ne sont que pour les adultes.  Le Quik que je bois le matin? Pour les grands seulement.  Je leur ai même dit qu’il y avait une version pour les p’tits : celle aux fraises.  Je peux maintenant boire mon lait au chocolat sans que ma gang me supplie de leur en donner.  (C’est pour leur santé, tsé!).  Je bois un San Pelligrino au citron?  C’est la bière de maman.  Les chocolats Lindt que mon chum me rapporte?  Ils sont au café,tsé!

Bon, ils ont récemment découvert que les enfants pouvaient boire de la boisson gazeuse – merci fêtes d’amis – mais je dois en avoir encore pour quelques temps avant qu’ils découvrent toutes mes supercheries.

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Jeudi confession

Après un début de juin assez gris et froid, le beau temps semble être enfin arrivé.  Ce qui m’a permis de me rappeler pourquoi c’était pas toujours un avantage d’avoir plein d’enfants en faisant le changement de linge dans les tiroirs.  Bye bye chandails longs, coucou petites robes soleil.

À quatre enfants, c’est une opération fastidieuse.  À quatre enfants, quand tu es en plus un peu maniaque, c’est une opération vraiment désagréable.  Salut, je m’appelle Marie, pis je me confesse, je suis accro au linge d’enfant.  Sérieusement, le garde-robe des deux filles du milieu déborde.  Entre les robes devenues trop courtes de la plus vieille, celles qui leur font encore parce que elle peuvent facilement enfiler une robe 4 ans en largeur, celles que j’ai acheté en liquidation à la fin de l’été passé pis celles pour lesquelles j’ai eu un coup de coeur au printemps (allô les robes H&M à 6$! ), sans oublier celles qui m’ont été données par une amie, je pense que je pourrais passé l’été sans faire de lavage .  Il y en a qui achètent des souliers, des sacoches ou des bijoux. D’autres qui s’achètent une bonne bouteille de vin pour finir la semain.  Moi j’achète du linge pour enfant. Je suis peut-être pas fashion, mais ça parrait pas, j’ai toujours plein d’enfants autour de moi qui camouflent le fait que je porte les même chandails depuis trop longtemps.

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Jeudi confession

Je passe au moins 32% de mes journées à répèter à mes enfants de se ramasser.  Et malgré tout, à la fin de la journée, lorsqu’ils sont au lit, je marche souvent sur un Playmobil et je retrouve 3 ou 4 livres dans mon lit.

Et je leur répète encore et encore.

Mais bon, je pense que je vais leur répèter jusqu’à ce qu’ils quittent la maison. Et encore après probablement.

Et moi, je suis une fan du karma.  C’est pour ça que je dois me confesser : quand c’est au tour de mes p’tits de mettre le pied sur un Lego qui trainait dans le salon … je ris.  Ouin, je sais, c’est pas très gentil.  Mais ça me fait rire. Et ça me fait oublier les 3244 fois où c’est moi qui a lâché quelques sacres parce que je m’étais enfoncé un Lego sous le pied.

Et lorsque Punky me lance un regard dont elle seule a le secret, je lui lance un : T’avais juste à te ramasser!  puis je me retourne pour rire encore un peu.  C’est ça les (vraies) joies de la maternité.

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Jeudi confession

Si vous avez des enfants, vous savez à quel point les étrangers aiment venir vous parler de tout et de rien.

Est-ce que bébé fait ses nuits?

Est-ce qu’ils sont tous du même père?

Ohhh, il doit avoir chaud!

Ohhh, il a l’air d’avoir froid!

Est-ce que c’est des jumelles?  Vous êtes sûre?

 

Bref, avoir des enfants c’est s’assurer d’avoir des conversations que vous n’avez pas envie d’avoir alors que vous êtes en train de faire votre épicerie, d’attendre chez le docteur, de prendre une marche, d’essayer de relaxer pendant que vos enfants sont au parc pis un peu partout ailleurs.

La conversation qui revient souvent dans ma vie ses temps ci c’est : Ahhhhhh, 4 filles!  Je gage que t’aurais aimé ça avoir un p’tit gars.

Bon, j’ai un gars pis il a les cheveux longs.  Apparement ça fait de lui une fille.

Je me confesse, parce que j’aime tellement ça avoir des étrangers qui me donnent des conseils sur tout et sur rien, j’ai adopté une nouvelle attitude :  je mens. Oui, oui, je mens.

Cette semaine j’ai hoché de la tête pendant 5 minutes pendant qu’un monsieur me comptait toutes les histoires des gens de sa famille qui ont eu juste des garçons et juste des filles.  Mais c’est encore mieux que d’avoir une conversation sur la nécessité d’obliger mon gars à se couper les cheveux, been there, done that.

Mon conseil pour les nouveaux parents : faites pareil. Dites aux étrangers ce qu’ils veulent entendre, vous aurez la paix.  Sauf quand ils vous demandent s’ils sont tous du même père.  Répondez leur que vous ne savez pas, leur réaction mettra du soleil dans votre journée, been there done that hé! hé!

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Jeudi confession

Avant d’avoir mes p’tits, je savais que la maternité venait avec des sacrifices :  adieu longues nuits de sommeil sans interruptions, les soupers chauds et les pipis sans que personne ne cogne à la porte de la salle de bain.

Futurs parents,  ne vous en faites pas.  On s’habitue à manger froid, ils finissent par faire leurs nuits pis bientôt c’est vous autres qui allez les déranger pendant qu’ils occupent trop longtemps la salle de bain.

Je me confesse, l’affaire qui me manque le plus de ma prématernité, c’est rien de tout ça.  C’est ma mémoire.  Je sais pas ce que mes enfants ont fait, mais elle est partie.  Capout. C’est pas juste un cas de mommy brain, vous savez lorsqu’on range le lait dans l’armoire.  Nenon. J’oublie tout. Moi qui n’avait besoin de rien noter, je n’arrive même pas à me rappeler pourquoi je suis venue à l’épicerie.  Et invariablement, je repars achetant plein de trucs, sauf ce dont j’avais besoin. Par contre, je me rappelle la couleur d’assiette que chaque enfant préfère pour ses toasts le matin. Coudonc.

Mon cerveau est maintenant rempli d’informations, juste pas celles que je voudrais conserver pour fonctionner dans la vie de tous les jours.

Si vous me chercher, je suis dans mon sous-sol.  Pour la 52ème fois de la journée.  À me demander qu’est-ce que je peux bien être descendue chercher.

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Jeudi confession

Moi, lorsqu’il s’agit de l’éducation de mes enfants, j’ai un tas de principes.  On est polis, on mange équilibré, on goûte à tout, on range les choses au fur et à mesure pis tout le reste.  Bon, ça ne fonctionne pas tout le temps, mais je travaille fort pour ça.  Et mes enfants vous diraient que je chiale souvent.

« Punky, ton assiette ne se ramassera pas toute seule! »  « Junior, on goûte avant de dire qu’on aime pas ça! »  Et bla bla bla.

Mais je dois vous faire une confession :  je suis le pire modèle pour mes enfants.  Chez nous, c’est faites ce que je dis, pas ce que je fais.  Mon chum chiale constamment parce que je lui laisse ramasser la vaiselle.  Je refuse de goûter aux affaires étranges que Chéri déguste avec les enfants (du boudin?  Non merci! Pas besoin d’y goûter pour savoir que c’est répugnant.)  Je dis des gros mots (en cachette des p’tites oreilles, quand même). Pis je range tout de travers lorsque je vide le lave-vaisselle (et je blâme les p’tits lorsque ma douce moitié chiale.)

Qu’est ce que vous voulez, je suis loin d’être parfaite.  Mais j’ai bon espoir que mes enfants vont l’être un peu plus que moi.  (Ben quoi, je peux bien rêver, tsé).

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Jeudi confession

Si vous êtes parent d’un enfant en âge scolaire vous avez probablement reçu cette semaine le p’tit carnet des cubes. Tsé, les fameux cubes.  Ceux qui font jaser sur les réseaux sociaux.

Je l’ai déjà dit, j’ai le cube ben lousse, et c’est pas mon affaire favorite.  Surtout que cette année j’en ai une qui est revenue de l’école en me disant que la prof d’éduc leur avait clairement expliqué que le parent devait choisir à quel enfant il donnait ses cubes. HAHAHAHA.  À moins que la prof vienne gérer le chialage, les cubes vont à tout le monde.

Mais je me confesse, malgré mon manque d’enthousiame envers les cubes, je les aime bien quand il est question de la relation frère-soeurs.  Parce que voyez vous, comme mes enfants sont légèrement (!) compétitifs, ils veulent avoir le plus de cubes possible.  Ce qui veut dire que les filles recherchent de toutes les façons possible la compagnie de leur p’tit frère qui fait doubler les cubes en question. Ce qui veut dire que tous mes enfants jouent dehors, ensemble, sans chicane (ou presque).  Et pour ça je peux ben colorier quelques cubes.

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Jeudi confession

Comme à peu près n’importe quel parent, je suis concernée par le bien-être de mes enfants.  Je m’assure qu’ils s’attachent comme il faut en voiture (au grand dam de mes filles qui sont encore dans leur siège d’appoint), qu’ils portent leurs casques en vélo ou en patin pis tout le reste.

Mais je me confesse, je pense aussi que des fois, c’est correct de prendre des risques.  Calculés.  Alors je les laisse expérimenter.  Pis je documente.  Oui, oui.  Mon fils cette semaine a décidé de faire du vélo de montagne.  Quand je dis du vélo de montagne, c’est d’escalader notre reste de banc de neige, vélo à la main pour le descendre sourire aux lèvres.  Mon premier réflexe a été de lui dire que ça n’avait pas de sens.  Puis, je me suis dis que tsé, c’était pas la fin du monde, que ça vie n’était pas en danger et que j’ai en masse de plasters à la maison.  Faque je me suis assurée que son casque était bien attaché pis je l’ai laissé faire.  Parce que des fois, je suis aussi cette mère là, celle qui encourage (un peu) les drôles d’expériences.

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Jeudi confession

Je vais être honnête, ça m’est déjà arrivé de juger un parent qui , j’avais l’impression, projetais ses rêves sur son enfant.

Bon, je sais, c’est pas beau juger, pis j’avais probablement même pas raison, mais reste que ça m’est arrivé.  Pis je ne suis sûrement pas la seule.

Mais le plus ironique là-dedans, c’est que je dois me confesser : je fais exactement ça.  À l’âge de ma fille, je rêvais de jouer au hockey.  Vraiment.  Mais à mon époque (je suis vieille tsé!), ça ne se faisait pas.  Les filles jouaient à la ringuette.

Mais là, mes deux filles du milieu ont eu la chance d’être dans une école qui offrait un programme de développement hockey-école.  Mes rêves d’enfance sont revenus à moi et je les ai inscrite un peu (ok, pas mal) pour me faire plaisir.  Lancer moi des roches.

Cours de musique?  Même affaire.  J’aurais aimé ça jouer de la guitare moi.

Bon, je respecte leurs intérêts pis toute, mais disons que des fois, je donne une petite poussée.  Et quand je les vois les quatre aujourd’hui en train de jouer au hockey dans la rue chez nous – SANS. SE. CHICANER. – ben je me dis que la pomme tombe pas trop loin du pommier pis que j’ai bien fait de les encourager à suivre … mes rêves.  Ok, les leurs aussi, inquiètez vous pas.

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