Jeudi confession

À quatre enfants, il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps qui est consacré à la bouffe chez nous.  Quand je ne suis pas à l’épicerie ou en train de cuisiner, je suis en train de gérer l’enfant qui revient de l’école et qui veut manger une troisième banane en 10 minutes parce que sinon , et je cite, il va mourrir de faim.  Mes enfants passent leur vie à me quémander de la bouffe, autre que celle que je mets dans leur assiette évidemment.

À quatre enfants, il y en a toujours un qui n’est pas content de ce que je lui sers.  C’est immanquable et c’est un peu lassant à la longue.  Surtout quand l’insatisfait du jour demande :  Est-ce que c’est ça qu’on va avoir dans notre lunch demain?  Et je sais que si je réponds par l’affirmative je vais avoir droit à deux fois plus de chialage.

Alors, je me confesse, je mens.   Oui, oui.  Je sers des mensonges à mes p’tits ou du moins je leur réponds évasivement.  Je sais pas.  Tu verras.  C’est une surprise.  Et j’en passe.  Yep.  Pis même que des fois, je ris un peu en m’imaginant la face de mon fils lorsqu’il découvre le spaghetti maudit dans sa boite à lunch le lendemain.  Ou à la frustration de ma grande à qui j’ai osé envoyer un macaroni gratiné.  Pis ça me fait oublier pour quelques minutes que demain y’en a un autre qui va chialer sur ce qu’il a la chance de manger.

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Jeudi confession

La vie avec des enfants est occupée en grande partie à répeter trop souvent les mêmes affaires.

Mets ton assiette dans le lave-vaisselle.  (Mes enfants pensent que les assiettes se transportent toutes seules de la table jusqu’au lave-vaisselle.)

Remets les livres que tu as pris à leur place.  (Il y a à peu près 3 livres dans l’étagère, 32542 dans leurs lits.)

Oublie pas ta boite à lunch ce soir.  (Un soir sur deux, je dois repasser à l’école chercher les dites boites à lunch)

 

Je sais, ça devient parfois lassant.  Pis les grands théoriciens parfaits vous diront que vous répétez trop, pis que c’est de votre faute si vos enfants sont comme ça pis bla bla bla.

Pis ils ont raison.  C’est de ma faute si mes enfants sont comme ça.  Pas parce que je me répète trop ou je ne sais trop quelle théorie sur l’éducation pas correcte que je leur donne.  Nenon.  Je me confesse, mes enfants ils sont comme moi.  La pomme tombe pas loin de l’arbre qu’on dit.

Je sais pas combien de fois j’ai dit à mes p’tits de faire attention à leurs affaires.  Pis j’ai levé les yeux au ciel et sacré (par en dedans quand même) quand ils sont revenus à la maison en me disant qu’ils avaient perdu leurs mitaines neuves, le collier que j’avais fini par leur acheter après 15 minutes de supplication au centre d’achat ou un soulier (oui un seul).  Pendant ce temps, la semaine dernière j’ai perdu deux paires d’écouteurs.  Pas les cheapettes du dollarama, nenon, ceux là, pas de danger que je les égare. Après avoir perdu la première paire je me suis dit que j’allais faire très attention à la deuxième, que je les rangerais toujours dans la même poche de manteau pour ne pas les chercher pis toute.  Je les ai utilisé …  UNE. FOIS.   Pouf, disparus.

Faque quand je vois mes enfants tirer les plats de plastique dans le fond de l’armoire au lieu de bien les classer, je soupire, je leur dit de pas faire ça pis je suis contente, parce que quand mon chum chiale sur l’état de l’armoire, je peux blâmer les p’tits.  Même si je fais pareil.   Mais chuuuut.   C’est mon secret.

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Jeudi confession

Avant d’avoir des enfants, j’ai travaillé dans des camps de jour.  Il m’est arrivé de voir toutes sortes de petits accidents.  Pis des plus gros.  (Je me rappelle encore le p’tit gars qui s’était rentré un clou derrière la tête.  Tsé un vieux clou rouillé sur lequel il s’était accoté.  Yeurk.)   Pis jamais ça ne m’a dérangé.  Je ne me suis jamais sentie faiblir à la vue du sang.

Pis là j’ai eu mes p’tits.  Pis je suis devenue une grosse moumoune.  Sérieusement.  Quand il s’agit de mes enfants, ça se pourrait que je sois celle qui s’évanouit (après les avoir laissés entre des mains compétentes quand même!).  Cette semaine, fiston a eu l’excellente idée de se fendre le derrière de la tête.  Pis si vous ne le savez pas, une tête ça saigne vraiment beaucoup.  Bon, je garde mon calme, je me rends jusqu’au CLSC pis je garde mon sang froid même quand l’infirmière nettoie la plaie de Junior.  Heille, à 4 enfants, on s’habitue aux accidents, pis on devient moins moumoune.  Jusqu’à ce que le docteur, pensant bien faire, m’offre de regarder pendant qu’il écarte la plaie de Fiston pour que je vois ce qu’il va recoller.  Euh… non merci.   Finalement, on s’habitue pas tant que ça.  Je suis toujours aussi moumoune.  Pis je demandrais à ma progéniture d’attendre que leur père soit là pour se blesser, il a le coeur moins sensible que moi.

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Jeudi confession

Tout d’abord, excusez ma non-confession de la semaine dernière, je suis passée tout droit.  En fait, j’y ai pensé, puis ça m’est sorti de la tête et je me suis endormie à 19h30, avant les p’tits (les joies de la commotion!).

Le lendemain, c’était pédago pour mes p’tits.  C’était aussi jour de rendez-vous de physio.  Comme la physio est à quasi une heure de route d’ici et que mon chum était en meeting, ben j’ai trainé ma progéniture avec moi.  Ça voulait donc dire que mes 4 devaient rester 1 heure, seuls, dans la salle d’attente sans se crier des bêtises.   Faque aux grands maux les grands remèdes :  j’ai apporté les bidules électroniques.  Heille, vous n’avez jamais vu des enfants aussi sages et/ou silencieux.

Dans la salle d’attente, avant que j’y abandonne mes enfants, il y avait une dame qui elle aussi attendait son rendez-vous.  Pis je l’ai vu.  Son regard condescendant plein de jugement.  J’ai vu aussi son envie de passer un commentaire sur mes p’tits obnublilés par les écrans.  Ma face a dû lui faire passer son envie.  Mais je vais me confesser, même si je suis ben à l’aise avec mes décisions, ce genre de monde là me donnent envie de me justifier.  Vous savez, le genre hautain, ceux qui vous donnent des conseils-dont-vous-n’avez-pas-besoin quand vous êtes dans la file d’attente au magasin (ohhh, il est beaucoup trop habillé cet enfant. Il pleure, ça doit être parce que tu ne le nourris pas assez.  Entoucas, moi quand mes enfants étaient petits comme ça, je restais chez nous.), ceux qui soupirent quand tes p’tits parlent un peu fort au McDonalds (sérieusement, on est au McDo, pas dans un restaurant 5 étoiles, quand je vais là je m’attends à entendre au moins 2 ou 3 crises d’enfants qui ne veulent pas venir manger parce qu’ils veulent continuer à glisser dans le module de jeux.  C’est partie intégrante de l’ambiance), ceux qui passent des commentaires sur ta gang en pensant que tu ne les entends pas – ou qui veulent faire comme s’ils ne savaient pas qu’on pouvait les entendre.  (R’garde ça Gérard, les enfants ont pas de tuques, ça pas d’allure, on est juste en avril.   Heille chose, il fait 15 dehors, on traverse juste un stationnement faque je pense qu’ils vont survivre.)  

Je sais, ça donne pas grand chose, mais y’a une partie de moi qui a toujours envie de lancer un p’tit quelque chose à ce monde là.  Tsé, juste pour les faire sentir un peu mal.  Pis pour me sentir mieux.  Mais les enfants sont avec moi, faque je me retiens …  ou je les utilise.  Faque avant de quitter pour mon rendez-vous, je leur dis bien fort :  Profitez en, après ça c’est pas d’écran jusqu’en septembre prochain.  Mes enfants, trop absorbés par leurs jeux ont pas réagi. La dame, elle, était un peu déstabilisée.

C’est moi qui est en mode écrans restreints, faut que je trouve façons de m’amuser autrement!

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Jeudi confession

Une des (vraies) joies de la maternité, c’est de voir ses enfants grandir et apprendre toutes sortes de nouvelles choses.  Les premiers mots qu’ils lisent, les premiers coups de patin, le premier concert de piano, le premier but au hockey et tout le reste.  Non mais, on ne se le cachera pas, on est pas mal fiers de nos p’tits.

Une de mes dernières fierté de mère un peu gaga, c’est de voir que ma grande commence à pas pire parler/lire/écrire en anglais.  Après un mois d’anglais intensif, elle est pas pire pantoute.

Mais, je me confesse, c’est une fierté mélangée à un peu de mécontentement. Voyez-vous, elle apprend vite …  et est maintenant capable de déchiffrer pas mal tout ce que moi et Chéri on veut se dire en cachette devant les enfants.  Fini le temps où on pouvait simplement switcher en anglais à la table du souper pour parler sans que la progéniture intervienne.  Non seulement elle comprend, mais elle traduit pour les plus jeunes.

 

Chéri, un cours d’allemand ça te dit?

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Je me rappelle, quand les enfants étaient plus petits et que mon chum partait en voyage d’affaires, j’étais un peu (beaucoup?) jalouse.  Heille, manger chaud, dormir toute la nuit pis personne qui vient te déranger aux toilettes.  Le rêve.

Cette semaine, Chéri est parti à Toronto.  Pis j’étais pas jalouse une miette.  Nada.  Même que, je me confesse, j’étais un peu contente qu’il parte.  Heille, ça veut dire une semaine où personne ne va chialer sur ma façon de remplir le lave-vaisselle , où les enfants vont être fins avec moi parce que je leur ai répété que j’avais besoin d’aide comme j’étais seule, où je vais pouvoir laisser mon fils dormir dans mon lit (ok, ok, je l’avoue le cododo c’est aussi pour faire plaisir aux parents.  En tout cas à moi), où je vais pouvoir soudoyer les enfants pour qu’ils me massent les pieds sans que mon chum me fasse sentir coupable.  Une semaine de rêve … ou presque.  J’ai quand même hâte que Chéri revienne, parce que une semaine sans lui, ça veut dire une semaine où je dois faire tous les lunchs.  Pis ça c’est long longtemps!

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Avec mes p’tits je retombe souvent dans mes souvenirs d’enfance.  Il y a fallu que je me raisonne et que je me dise que c’était un peu fou de payer 70$ pour un POGO pour que mes enfants finissent par me dire que les jeux de mon temps sont pas siiiii cool.  (Pour voir ensuite que sur Amazon il y en avait à des prix plus raisonnables, pis je suis en train de me convaincre qu’ils aimeraient vraiment ça, parce que c’était vraiment l’fun de sauter avec ça, non? )

 

Je me rappelle aussi les choses que j’aimais faire, dessiner à la craie, les cabanes dans le bois, allez à vélo avec mes amis pis tout le reste.  Je me confesse, je suis la mère qui encourage ses enfants à faire tout ce qu’elle aurait eu envie de faire quand j’avais leur âge. Faque hier soir, quand Fiston est sorti avec ses belles bottes de pluie neuves (yep, je l’ai laissé les mettre même s’il y a encore de la neige, je suis ce genre de mère.) et que j’ai vu la belle grosse flaque d’eau, j’ai crié à mon fils qui était déjà rendu à l’auto de venir sauter dedans.  Ben oui.  À défaut de le faire moi-même (je me garde une p’tite gêne quand y’a du monde autour), j’incite mes p’tits à s’amuser à ma place … pis quand y’a personne je fais comme eux (faque vous me verrez peut-être sur un Pogo ball cet été, parce que même si je l’achète pour eux, je l’achète aussi un peu pour moi !)

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Ça m’arrive parfois – ok souvent – d’être malchanceuse.  Les accidents bêtes, c’est pratiquement ma spécialité.  À la blague mon chum me dit qu’il devrait m’enrouler dans du papier bulles.

Vendredi dernier il neigeait dans ma campagne.  Jeudi dernier il avait fait au-dessus de zéro.   Résultat, une plaque de glace sous la belle petite neige du matin.  Qui est-ce qui a marché dessus?  Et qui s’est cogné la tête sur l’asphalte?  Yep.  C’est moi.  Résultat une commotion.

Ok, c’est plate, les maux de tête, les nausées pis toute.  Mais je me confesse, y’a une partie moins plate : je dors.   Depuis le temps dont je rêvais de pouvoir dormir pendant une journée entière me v’là tu pas en train de réaliser mon fantasme.  Bon c’est peut-être pas comme ça que j’aurais voulu que ça se passe, mais faut ben voir le positif dans les situations un peu plates.

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Je l’ai souvent dit, avant d’avoir des enfants j’avais bien des principes.  Quand ils sont nés, il y en a plein qui ont pris le bord.  Pleins.  Mais pas tous.  J’avais quand même des idées qui ont tenu la route … pour quelques années.

Une des affaires que je répètais souvent, c’est que On peut tu se calmer avec les célébrations de chaque petit accomplissement.   Les affaires de graduation ça devrait être au plus tôt au secondaire.  Pis encore.  C’est juste des gammics pour soutirer de l’argent aux parents qui se rendent pas compte du ridicule de la chose.

J’avais des grands principes.  Pis je les ai encore.  Je le répète :  les trucs de graduation à la garderie, à la maternelle pis en 6 ème année, c’est R.I.D.I.C.U.L.E.  Oui, en majuscule.

Mais je me confesse, j’ai acheté pareil les photos de graduation de ma grande.  Je le sais, c’est juste pour me soutirer de l’argent.  Pis j’ai payé.  J’ai même acheté les deux poses.  Je me fais accroire que j’ai fait ça juste pour donner des photos aux grands-parents, mais dans l’fond, quand c’est nos enfants les principes prennent le bord.

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Jeudi confession

Lorsque le nombre d’enfants chez nous était égal au nombre de parents, j’avais pas mal tout sous contrôle.  Se sont rajouté des p’tits et j’ai décidé pas eu le choix de choisir mes batailles.  Pis une des affaires que j’ai laissé tombé, c’est la gestion du linge.  Si, à ma plus vieille, j’achetais des p’tits kits à matcher, aujourd’hui la garde-robe de ma progéniture est composée de jeans et chandails qui n’ont pas besoin d’être assortis.   Peu importe ce qu’ils choisissent – ou presque – ça va ensemble.   Si vous avez plein d’enfants, vous savez qu’une des affaires les plus désagréable, ce sont les changements de saison.  Faire la rotation du linge de 4 charmantes créatures qui grandissent tous à des rythmes différents, c’est pas mal ma vision d’une tâche désagréable.

Et là, y’a les magasins qui ont eu la drôle d’idée de sortir le linge d’hiver en juillet et vice-versa.   Demandez moi si à 30 degrés, j’ai envie de fouiller dans le fond d’un garde-robe pour voir si la tuque fait encore.  Faque, je me confesse, quand je vais au Costco pour acheter mes 43 bouteilles de ketchup en pleine canicule et que je vois le rack de mitaines j’en prends une paire pour chacun.  Oui, 4 paires.  Pis des fois j’en rajoute une de plus.   À chaque année.   Comme ça, quand la première neige fait son apparition, mes enfants ont tous au moins une paire de mitaines à mettre dans leurs mains.  Et quand, 34 jours plus tard, je me décide enfin à sortir tout le stock d’hiver du garde-robe, je me rends compte que j’aurais dû en acheter au moins 3 ou 4 paires de plus.  Parce que mystérieusement, dans le bac de trucs d’hiver, il ne reste que des mitaines gauches.  Ou sont les autres qui existaient pourtant à la fin de l’hiver précédant?  Probablement avec les 3432 bas esseulés qui devraient faire une paire avec ceux qui restent chez nous.

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