Fête des mères , cadeau (presque) parfait

Chaque année mes enfants rapportent, pour la fête des mères, une superbe carte qu’ils ont confectionné avec amour pendant les heures de classe.  C’est un super cadeau, et comme je suis une super mère, je les garde pendant au moins 3 ou 4 mois sur mon bureau. Parmi tous les papiers pêle-mêle.

Et là je me suis dit que je donnerais un coup de main à tous ceux qui ont envie de faire faire une carte pour la fête des mère en leur fournissant de quoi mettre dedans.  Pas un texte touchant, un poème ou autre truc du genre. Nope.  Un (ou des ) coupon à glisser dedans.  Un coupon qui fera plaisir à celle à qui vous l’offrirez.

À modifier selon les enfants, parce qu’on le sait, ils savent ce qui nous fait vraiment plaisir (et ce qui nous fait rager!).

Message à ma progéniture :  je m’attends à recevoir au moins une dizaine de coupons, pis j’en veux au moins un qui stipule pas de chicane pour la *bip* d’assiette rose.

 

Merci!

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Humiler sa mère, en chantant un petit air!

1Si vous avez des enfants qui sont en âge de parler, vous le savez, la maternité est composée d’une bonne dose d’humiliation.  Quoi de plus charmant qu’un enfant que vous trainez avec vous dans une cabine de toilette publique et qui s’exclame avec toute la discretion dont il est capable «  MAMAN est-ce que tu fais CACA.  oui, CACA. »

Puis, on se dit, avec l’âge ça va passer.  Spoiler alert :  ça ne passe pas.

Je fais des commissions avec ma Miss Dragon.  Et comme à son habitude, elle parle, parle, parle.  Chante.  Parle.  Chante.   Bon, je suis honnête, je ne porte pas toujours attention à ce qu’elle dit, parce que 4 enfants qui parlent de Pokémon pis autres trucs du genre ça vous apprend à filtrer.

Alors je suis en train de choisir des bananes assez petites pour les faires entrer dans la valise à banane de ma fille (oui, une valise à bananes.) et je l’entend chantonner derrière moi.  Puis bon, elle y met bien du coeur.  Je m’approche puis je réalise ce qu’elle chante.  Avec beaucoup, beaucoup d’entrain.

« Pussy, pussy, pussy, pussy, pussy, FEU!  Pussy, pussy, pussy, pussy, pussy, FEU! »

Ok.  Après deux « refrains » je suis certaine de ne pas être victime d’une hallucination auditive pis ma face reflète bien ma stupéfaction.  Mais de quessé que c’est ça.  L’influence de Donald Trump ou de je ne sais quoi.

– Heu, ma chouette, c’est quoi cette chanson là?
– Ben, c’est une chanson que j’ai inventé.  Tsé mon Pokémon à l’école, celui qui est sur mon casier, son nom c’est Poussifeu.  Faque je lui ai fait une chanson.

– C’est super.  Mais qu’est-ce que tu penses si on garde cette chanson là pour la maison. Je ne voudrais pas que quelqu’un nous la vole, tsé.

Pis j’ai pris mes bananes, je me suis cachée dans mon manteau pis je me suis dépêchée à aller me cacher dans une rangée éloignée.

Alors mes excuses à tous les gens du Costco qui ont eu droit à ce superbe hit, à l’avenir on le garde pour chez nous!

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À toi, la mère que j’ai croisé au parc

balançoireAllô à toi, oui toi, la mère que j’ai croisé au parc.

J’ai vu ton regard lorsque t’es arrivée avec ton adorable fiston et que tu t’es aperçue qu’il y avait cinq enfants bruyants (ben non, j’ai pas adopté un p’tit, c’est juste que des fois je trouve que quatre c’est pas assez pis j’en emprunte un au passage.) qui couraient dans tous les sens en criant.  T’avais le goût de rebrousser chemin, mais t’avais pas envie de subir LA crise de ta progéniture.  Faque t’es restée, en me jugeant très fort du regard.

Je sais.  J’étais assise là, à ignorer le bruit et tout le reste.  Pis toi tu trouvais que ça ne faisait pas de sens.  Pis je te comprends.  J’ai déjà été à ta place. J’ai déjà roulé les yeux devant la mère qui surveillait ses enfants du coin de l’oeil sans leur interdire de grimper par la glissoire.  Pis j’ai eu trois autres enfants.

Le parc, c’est devenu pour moi LA place pour relaxer.  Cette journée là, je m’étais levée trop tôt – merci au chat qui a vomi dans la cuisine, juste au bon endroit pour qu’un enfant puisse marché dedans et faire la crise du siècle – après m’être couchée trop tard – merci à Netflix et ma capacité à me mentir à moi-même « Juste un autre épisode, après dodo » .   J’avais réussi à prendre une douche en répétant 324 fois  » Je. Suis. Dans. La. Douche.  Attendez que je sorte, ça sera pas long« .  Puis à plier 432 brassées tout en animant une partie de Uno, gérant le dégât de pâte à modeler sur la table de la cuisine et expliquant les règles du jeu d’échec.  J’avais aussi cuisiné avec les enfants, ce qui équivaut à dire que j’ai dû laver la cuisine au complet pis la salle de bain et le salon, parce que la farine c’est volatile.  J’avais aussi joué au lifeguard et observé 23643 affaires dignes de mentions selon mes enfants.  Oh, sans oublié les 323 chicanes qui sont venues à mes oreilles.

Faque vers 15h, l’heure où les camps de jours se terminent et que les parcs sont déserts, j’ai dit aux enfants « Venez vous en, on s’en va! » et j’avais l’intention de rien faire pantoute.  C’est pour ça que j’avais choisi un parc où il n’y a jamais un chat.

Je sais, cinq enfants bruyants, c’est un peu gossant.  Mais crois moi, on apprend vite à ignorer les cris de joie et à lever les yeux juste pour les sons – ou les silences – qui sonnent l’alarme.  Pis je l’sais, c’est plate que mes enfants aient le droit d’être nu pieds alors que tu tiens à ce que ton p’tit garde ses sandales, parce que lui il veut les imiter.  Pareil pour le fait que tu ne veux pas qu’il grimpe sur le rocher un peu trop haut, qu’il court dans les jeux d’eau ou qu’il se roule dans le sable.  Mais qu’est-ce que tu veux, je suis une mère un peu lousse.  T’inquiète pas, je mets des limites, mes enfants font attention aux autres, ne leur enlève pas leurs jouets pis rien de tout ça. Ils font juste déplacer ben de l’air pendant que moi je reprends mon souffle.

Pour toi le parc c’est l’endroit où tu t’amuses avec fiston, pour moi c’est celui où je les laisse lâcher leur fou pour pouvoir continuer à m’amuser avec eux.  Pis je pense que, comme pour ben d’autres choses, les deux peuvent coexister.  Puis, fais toi en pas, on restera pas trop longtemps, je ne voudrais pas ête prise pour faire la conversation avec un parent que je ne connais pas.

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La maison hantée

1Il y a quelques années, lorsqu’on a acheté la maison ici, je ne me doutais pas qu’elle avait un p’tit quelque chose de spécial.  Pis là je dois me rendre à l’évidence, y’a définitivement des fantômes qui vivent avec nous.

J’me suis fait à l’idée, puis maintenant je connais pas mal tous les habitants mystérieux de notre demeure.

Y’a le fantôme gourmand.  Il mange beaucoup, parce que chaque fois que je trouve un papier d’emballage, un coeur de pomme ou des miettes par terre, c’est jamais un des enfants.

Y’a le fantôme de la salle de bain.  C’est celui qui laisse des traces d’eau un peu partout, qui joue avec les bouteilles de shampooing pour s’en faire des recettes et qui laisse des débarbouillettes mouillées dans le fond du bain.  Curieusement il sévit pas mal toujours aux heures où les p’tits se lavent.  Mais quand je pose la question « Qui a mis de l’eau partout? » c’est aucun d’entre eux, ne reste que le fantôme de la salle de bain à blâmer.

Y’a le fantôme maladroit. Celui qui renverse les plantes, les bols d’eau des chats ou les constructions de Lego.  Ok, celui là est peut-être parfois aidé des animaux de la maison.

Y’a le fantôme pas-propre.  Celui qui laisse du sable sur mon plancher fraichement lavé ou des traces de doigts dans la porte-patio que Chéri vient de frotter.

Y’a le fantôme de la chicane.  C’est toujours lui qui sème la zizanie, parce que si je tente de savoir ce qui s’est passé lorsque ma marmaille arrive en pleurant, c’est jamais un d’entre eux qui est la cause des larmes qui troublent mon mangeage de chips en cachette.

Y’a le fantôme puant.  Celui qui passe quand on  est à lire l’histoire du soir et qu’une odeur nauséabonde se fait sentir.  Si je questionne les 4 auditeurs qui m’entourent, évidement qu’ils n’ont pas pété, tsé.

Et le plus désagréable, le fantôme du désordre.  Celui qui laisse trainer les jouets sur mon gazon.  Des verres sur ma galerie.  Des morceaux de Lego sur le plancher.  Celui là vient en paire avec le fantôme malpoli, celui qui laisse s’échapper des gros mots à la vue de la salle de jeux ou de la douleur d’avoir marché sur le p’tit morceau oublié.  Parce que moi, dire des gros mots?  Jamais de la vie.  Tsé.

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Chers profs …

2Chers profs,

Vous le savez, je vous l’ai déjà dit, je vous admire beaucoup.  C’est pour ça que je vous écris une petite lettre pour vous prévenir de ce qui se passe présentement chez nous.

Je sais, j’ai vu vos nombreux messages en disant que l’année n’est pas finie et que mon enfant doit être reposé.  Croyez moi, j’essaie.  Honnêtement, si j’étais capable je les coucherais ben ben de bonne heure pour regarder Netflix.  Sauf qu’il fait clair à 19h30 et que même si je les mets au lit, mes enfants ne dorment pas.  Mais sachez le, j’essaie à tous les soirs.  Parce que moi, contrairement à eux, j’ai hâte d’aller me coucher.

J’ai aussi vu, à mon grand désespoir, la feuille qui parle de la communication orale.  Si il y a 5 ans, je trouvais donc que c’était une bonne idée de faire plein d’enfants rapprochés, ben aujourd’hui, en aidant 3 fillettes à pratiquer leurs exposés, je rage un peu.  Si en hiver c’est déjà, hum, ennuyant, de s’occuper de ça, au mois de juin j’ai eu un p’tit goût de vomi dans la bouche en pensant aux pratiques et au powerpoint que je vais devoir gosser pour illustrer leurs propos.

Ah, et vous avez sans doute remarqué la boite à lunch qui contient pratiquement la même chose tous les jours.  C’est parce que voyez vous, je commence à en avoir assez des collations.  Et mes enfants ont décidé que c’était pas l’fun de manger des pommes.  Ni des bananes.  Les kiwis c’est trop coulant maman.  Ah, pis les fraises ça tâche.  Peux tu acheter du melon d’eau?  Oui, pour que j’en mange juste une fois et que je te dise que j’en veux pu.  Finalement je veux juste des compotes en sachets.    J’abdique, j’achète des affaires toutes faites parce que juste à penser à remplir une autre boire à lunch j’ai la nausée.

Vous avez peut-être vu que mes filles qui étaient si bien coiffées au mois d’août, se contentent maintenant de queue de cheval un peu croches.  C’est parce que l’idée de me faire crier dans les oreilles comme si je les scalpais me donne de l’urticaire.  Faque queue de cheval.  Je vous promets qu’à la rentrée je recommencerai à me forcer.

Y’a aussi l’habillement.  Je sais, il y a 4325 règles au code vestimentaire.  Mais j’ai pas envie de me battre avec ma fille qui veut absolument mettre sa robe fleurie qui n’a pas la largeur de bretelles réglementaire.  Faites comme moi, fermez les yeux, pis dites vous qu’à 45 degrés à peu près dans les classes pas climatisée, un pouce de tissu de moins c’est ben correct.

Je sais, la fin de l’année approche, faut travailler fort jusqu’au bout.  Je vous promets, je garde tous mes efforts pour la révision, mais laissez moi mettre le reste un peu de côté, parce que moi aussi j’ai hâte aux vacances.  (Pis je le sais, même si vous les aimez, vous aussi vous avez hâte de vous reposer.  )

Merci,

La mère-cernée-fatiguée-qui-se-disait-que-ça-serait-donc-plus-facile-quand-les-enfants-seraient-plus-vieux-mais-qui-avait-aucune-idée-de-ce-qui-l’attendait.

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Ces phrases là.

1Quand tu deviens parent, il y a quelques phrases qui deviennent, hum, irritantes.  Tsé, ces phrases que tu ne veux pas entendre.  Et ce n’est pas toujours celles auxquelles ont s’attendait.  Dans mon p’tit livre de phrases maudites il y a :

 

  •  Maman, j’ai envie de caca.   Toujours prononcée au moment le plus inopportun :  quand tu es en voiture, pris dans le traffic sans possibilité d’en sortir dans un avenir rapproché, quand tu viens de passer 3425 minutes à essayer d’enfiler les habits de neige de tout le monde, quand t’es en train de manger au restaurant (point bonus si s’est prononcé en chuchotant comme un enfant de deux ans, i.e. le plus fort possible.)

 

  • Qu’est-ce qu’on mange?  Va être inévitablement suivi de :  yark!, Encore? et/ou J’ai pas le goût de manger ça. 

 

  • J’vais l’dire à maman!  Toujours criée ou prononcée sur un ton plaignard, vous assurant que vous pouvez monter le volume de la radio et chanter à tue-tête pour éviter tout ce qui va suivre cette phrase.

 

  • Viens pas dans ma chambre! (dans la cuisine/la salle de bain/ n’importe où.) Soyez assurés que vous devez vous rendre dans l’endroit interdit le plus rapidement possible où vous y trouverez probablement un dégât/une bêtise/un objet brisé/un désordre/toute autre affaire qui va vous faire dresser le poil sur les bras.

 

  • C’est pas de ma faute!  C’est assurément de sa faute.

 

  • Maman, on a une présentation orale à préparer.  Dans mon temps (je suis siiii vieille), on allait à la bibliothèque pour faire des recherches, on prenait un gros carton sur lequel on collait deux ou trois affaires pis ça finissait là.   Pour une raison que j’ignore, les présentations orales actuelles demandent 2 ou 3 diplômes, une connaissance approfondie de Powerpoint et beaucoup de temps.  Multipliez ça par le nombre d’enfants que vous avez (parce que oui, ils font tous ça dans la même semaine) et vous obtenez une p’tite envie de vomir lorsque vous entendez cette phrase maudite.

 

  • Maman, y’a la p’tite fille assise à côté de moi dans la classe qui a vomi/a des poux / autre bobo dont vous ne voulez pas chez vous.  Je pense que ça ne nécessite pas d’explications.  Je fais de l’urticaire chaque fois que je reçois une feuille de l’école m’avertissant d’un cas de quelque chose dans une des classes des enfants.

 

  • Ma p’tite maman d’amour que j’aime à la folie la plus gentille de toutes les mamans du monde entier.  Oui, c’est super cute.  Malheureusement, 99% du temps c’est suivi d’une demande à laquelle vous n’avez pas envie de répondre positivement mais que vous vous sentez obligée d’accepter.  Genre vous rhabiller alors que vous veniez de vous mettre en mou parce que votre progéniture veut aller jouer chez un ami.

 

  • Maman, j’avais oublié de te dire …  (que je dîne à l’école demain / qu’on doit se déguiser en cochon pour la pièce de théatre ce pm / que je n’ai plus de crayon rouge et que j’en ai besoin pour l’école dans 10 minutes ...)  Assurément, vous devrez courir comme une poule pas de tête et faire des miracles.

 

  • Maman, est-ce que je peux avoir d’autre brocoli?  Je sais, vu comme ça, ça l’air d’une super phrase.  Sauf que voyez vous, si mes enfants redemandent quelque chose assurément je n’en ai pas fait assez pour leur gourmandise.  Alors la fois d’après je fais en faire plus.  Et cette fois là, ils vont avoir décidé que la moitié de la portion qu’ils ont mangé la dernière fois, c’est en masse.  À. Chaque. Fois.

 

Pis vous, c’est quoi les phrases que vous n’en pouvez plus d’entendre?

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Guide à l’usage des parents de pré-ado

Préado1  Avant qu’on devienne parent, on a la chance au Québec de recevoir un petit guide pour nous aider dans la tâche qui nous attends.  Dans le Mieux-Vivre, la bible des nouveaux parents pour la première fois, on y retrouve plein d’affaires : les recommandations sur la nourriture, les soucis de santé, les étapes normales du développements et j’en passe.

Je propose qu’on fasse la même chose pour les préados.  Parce que voyez vous, lorsqu’on devient maman d’un être trop plein d’hormones préado pour la première fois, la chose peut nous laisser avec beaucoup de questionnements et quelques frustrations.   Alors, en même temps que les vaccins en 4ème année pourquoi ne pas remettre un guide intitulé Mieux-Survivre-avec-votre-préado.

J’ai déjà plein d’idées à proposer aux rédacteurs de ce guide qui, j’en suis certaine, ferait fureur.

 

Section préparation à la préadolescence :

-Assurez vous que vos planchers et/ou vos escaliers soient très solides.  En effet, le préado aime beaucoup manifester son mécontentement en marchant aussi fort que s’il était un éléphant.

– Munissez vous d’amortisseurs de choc pour les portes.  Le préado aime également vous signifier que vous êtes trop nul en claquant les portes.  Une nouille de piscine découpée stratégiquement placée dans le haut de sa porte de chambre l’empêchera de parvenir à ses fins et vous procurera un p’tit sourire lors de la prochaine crise.

 

Section « accouchement »:

Vous pouvez reconnaitre que vous avez accouché d’un préado à ces différents signes :

  • roulements d’yeux fréquents
  • rouspettage à volonté
  • maintenant trop cool pour faire les choses qu’il faisait il y a deux semaines.  Les fait parfois quand personne ne l’observe, parce que tsé, on arrête pas de jouer à la poupée du jour au lendemain.
  • vous êtes maintenant remplacé comme idole par à peu près n’importe qui.

 

Section développement du préado :

Ne vous inquiètez pas, vous verrez des changements dans le développement de votre préado, c’est tout à fait normal.

Motricité :  Il peut y avoir une régression. Ainsi l’enfant qui se déplaçait normalement peut maintenant avoir de la difficulté à se lever du divan lorsque vous lui demander.  « Viens ramasser ton assiette », « Va te préparer pour l’école » , « Viens m’aider avec la vaisselle » , peu importe ce que vous dites, il semble collé en position semi-assise.  Pour vérifier son état de fonctionnement essayez :  « J’ai du chocolat à partager » « Qui veut le Ipad? » ou  » Le premier dans la cuisine choisi le film qu’on écoute« .   Vous pourrez constater qu’il est encore très mobile, seulement pas mal sélectif.

Langage :  Il se peut que vous ayez parfois de la difficulté à comprendre votre préado.  De nouveaux mots, inconnus à votre oreille, se sont ajoutés à son vocabulaire.  Vous finirez par en vous en faire une définition approximative.  N’essayez pas de les intégrer à vos conversations cependant, votre préado vous regardera d’un air dégoûté et roulera des yeux.  C’est un langage réservé aux autres que vous, tsé …

Relations : La communication peut sembler impossible avec votre préado.  À la question « Est-ce que t’as passé une belle journée? »  vous obtiendrez un grognement, ou si vous êtes chanceux un « ouin » .  Soyez persévérant, peut-être qu’écoeuré de vous entendre le questionner il finira par vous donner deux ou trois réponses pour avoir la paix.

Compréhension : Vous avez l’impression que votre préado ne comprend pas très bien ce qui lui est demandé?  C’est normal, il a la compréhension sélective.  Pour voir s’il est capable de comprendre vos demandes, ajoutez à la fin « J’ai changé le mot de passe du WI-FI, je te donnerai le nouveau lorsque ce sera fait » et vous verez que la compréhension de votre préado se remettra à fonctionner comme par magie!

Activités :  Il peut être difficile de trouver des activités qui plaisent à votre préado, parce qu’apparement vos idées sont toutes nulles.  Soyez insistant, votre préado ne vous trouvera peut-être pas cool de l’obliger à aller glisser avec le reste de sa fratrie, mais une fois dehors, il en profitera comme les autres et ne voudra plus rentrer.

Section alimentation:

Prévoyez une deuxième hypothèque.  Votre préado mangera plus que vous et aura faim 5 minutes après être sorti de table.

Section santé:

S’il mange bien et est capable de se chicaner avec ses frères et soeurs, ne vous inquiètez pas, son état amorphe est normal.  D’ici quelques années, il reviendra à la normale.

 

 

Et vous parents de préados, qu’est-ce que vous donneriez comme conseils?

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Le sens de l’urgence

1 Lorsque moi et Chéri avons pris la décision que je reste à la maison avec les enfants, c’est en partie à cause de son horaire de travail.  Mon chum travaille beaucoup, sur des horaires qui ne sont pas toujours évidents pour la conciliation avec la vie de famille.  Être à la maison, ça nous permet de régler bien des casse-têtes.

Mais il reste que ça me fait parfois de grosses journées. Pis des fois j’ai besoin de décrocher, de relaxer. Parfois ça peut attendre que les enfants soient au lit.  D’autre fois, non.  Dans ce temps là, je laisse mes enfants en compagnie de leurs Playmobil et je leur dis que je vais prendre un bain et qu’ils ne doivent pas me déranger sauf en cas d’urgence.  Bon j’entends déjà ici les parents-parfaits-d’internet me dire « Franchement, tu pourrais attendre qu’ils soient couchés/que ton chum soit à la maison/une autre solution qui ne me convient pas » , ce à quoi je réponds : «  (…)  » parce qu’il ne faut pas nourrir les trolls.

Donc, je disais, mes enfants sont avertis, n’interrompt ma lecture au mileu des bulles que si y’a le feu à la maison ou autre situation qui requiert que je dépose mon Kindle et que je m’élance hors du bain.   Voici donc ce qui constitue une urgence selon mes enfants.

 

  •  Une soeur qui a pris le Playmobil avec le gilet à fleurs.  Tsé celui qui appartient apparement à l’autre soeur et qui ne peut pas se contenter des 1254363 autres qui sont dans le bac.

 

  • Savoir à quelle date commencent les cours de chorale.  Savoir il reste combien de dodos avant ladite date.

 

  • Connaître le nombre d’invités possibles pour la prochaine fête d’amis … dans 6 mois.

 

  • Demander la permission pour prendre un verre d’eau alors que personne ne s’est jamais intéressé à mon avis lorsqu’il est question d’étancher sa soif.

 

  • S’informer à savoir si on va pouvoir aller en camping cet été.

 

  • Venir me décrire le nombre et la forme des selles faites dans l’autre salle de bain.

 

  • Me transmettre la liste de cadeaux pour le prochain Noël … qui est dans 11 mois.

 

  • M’avertir qu’il y a 4 mois, sa soeur a mangé un bonbon en cachette.

 

  • Me chuchoter (HAHAHA c’est une blague.  Me crier) qu’il y a 4 mois c’était même pas en cachette parce que c’est son père qui lui avait donné la permission.

 

  • Me demander si je sors bientôt du bain parce qu’il était 6h34 quand je suis embarquée pis qu’il est maintenant 6h38.

 

Après ce long bain, je me sens vraiment, vraiment relaxée et prête à avoir une longue conversation avec ma progéniture sur ce qui constitue réellement une urgence.   Et recommencer la semaine prochaine.

 

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Résolutions pour parents (fatigués)

1169030_1698464230368448_440507131_nUne semaine après la nouvelle année, je me suis dit qu’il était temps de penser à mes résolutions pour cette nouvelle année.  Procrastination quand tu nous tiens.

Bon, ça va vous permettre de les lire, puisqu’elles ne seront pas perdues au travers des milliers que vous avez vues défiler la semaine passée.  Alors, sans plus attendre, voici mes résolutions parfaites pour les parents (fatigués).

 

  1.  Développer la créativité de mes enfants 

( Les laisser faire les bricolages les plus absurdes qui soient, ne pas m’en mêler, ne pas chercher sur Pinterest.  Ça sera peut-être laid.  Ça sera peut-être superbe.  Mais ça va être eux.  Et surtout ça ne m’aura demandé aucun effort.  Win.)

 

2.  Épurer la maison

(Me débarasser des jouets qui ramassent la poussière quand mes enfants sont à l’école.  Leur dire que non, je ne sais pas où sont rendus les p’tites balles avec lesquelles ils n’ont pas joué depuis 3245 jours et qu’ils veulent désespérément aujourd’hui.  Manger du chocolat pour faire taire la culpabilité du mensonge que je viens de leur faire.  Me féliciter d’avoir pris cette résolution parce que je ne retrouverai pas des p’tites balles partout pour le prochain mois.)

 

3.  Encourager les relations enfants/grands-parents,  enfants/oncle, enfants/tante

( Parce que c’est très important que mes enfants cultivent de belles relations avec la famille.  Pis surtout, c’est un service de gardiennage gratuit.)

 

4.  M’assurer que mes enfants aient assez de sommeil

(C’est important que mes enfants soient bien reposés pour être disposés à apprendre à l’école.  Et si je les couche plus tôt, ça veut dire plus de temps pour moi et Netflix.)

 

5. Donner des outils à mes enfants pour leur avenir

(Parce que c’est d’une importance capitale que les enfants aient certaines compétences avant de partir de la maison, je vais me sacrifier et les laisser cuisiner, faire la vaisselle, passer la balayeuse, plier le linge, laver les toilettes, tondre la pelouse, désherber pis tout le reste.  Par pur altruisme, bien entendu.)

 

Je suis pas mal certaine que ce sont des résolutions que je vais pouvoir tenir!

 

 

 

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Jeudi confession

12299000_920134078035022_1641710958_n Ahhh, l’hiver qui n’arrive pas semble faire la joie de 90% de la population du Québec si on se fie à mon fil d’actualité Facebook.  Des 10 degrés au mois de décembre, il semblerait que ça rend les gens ben joyeux.

Mais moi je vais me confesser, je suis du clan de ceux qui trouve que c’est, ne mâchons pas nos mots, de la marde.  Parce que, je sais pas comment ça se passe chez vous, mais chez nous, ça veut dire des enfants qui vont jouer dehors quand même, mais qui au lieu de faire des bonhommes de neige, font des recettes de bouette.  Ah, et des enfants qui se trainent sur l’asphalte avec leur habit de neige qui sera troué avant qu’ils aient pu glisser.  Ça veut dire des mitaines et des bottes détrempées qui prennent des jours à sècher, parce qu’évidement il pleut tout le temps.

Tout ça, je peux tout de même m’en accomoder, même si j’aimerais mieux passer mon temps autrement que de laver pour la 436ème fois de la journée mon plancher orné de boue.

Non, ce qui me fait rager, c’est que cette température clémente m’empêche de rêver …  aux congés tempêtes.  Moi, un de mes plaisir lorsque je me couche le soir, c’est de regarder la météo et de me dire que j’aurai peut-être une chance de rester couchée le lendemain.  Que je n’aurai pas besoin de courir pour faire déjeuner, habiller et peigner toute la gang.  Que je pourrai rester en mou toute la journée.  Faque, j’espère de tout mon coeur que janvier saura se rattraper pour ce décembre tout brun.

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